Marion Jollès Grosjean et la Formule 1, une grande histoire d'amour

Rédaction 20 Minutes

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Marion Jollès Grosjean en pleine interview de Fernando Alonso
Marion Jollès Grosjean en pleine interview de Fernando Alonso — Bernard Asset / TF1

PASSION - Avant d'être au volant de l'émission Automoto chaque dimanche, Marion Jollès Grosjean fut, de 2009 à 2012, madame Formule 1 sur TF1. Épouse du prometteur pilote Romain Grosjean, cette habituée de la grille et des paddocks nous raconte ses souvenirs de chasseuse de fonceurs.

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Est-ce aussi un sport que d’interviewer les pilotes sur une grille de Formule 1 ?

On peut le dire. Et cela requiert une certaine adaptabilité car chaque pilote, une fois sur la grille de départ, réagit à sa façon. J’ai eu la chance de la faire plusieurs années. Cela m'a permis d'apprendre à les connaître et surtout de concrétiser mon rêve de petite fille. Je suis fan de F1 depuis l’âge de 11 ans !

Ne sont-ils pas trop stressés avant le départ pour se prêter à cet exercice ?

Pas nécessairement. Ma première interview sur la grille, c’était Nico Roseberg au Grand Prix d’Espagne en 2009. On était à quelques minutes du départ et, paradoxalement, c'est lui qui, très détendu, m'a interpellée: « Ça va ? Parce que vous avez l’air stressé là... » Cela m'a aidée à me détendre moi aussi.

Comment procédez-vous ?

Hormis quelques pilotes avec lesquels on a l’habitude de travailler, la plupart des interviews se font « à l’arrache ». C’est aussi ça qui est excitant. Sur une grille de départ, on a l’adrénaline du direct. Tout peut arriver. On est là pour chercher la dernière émotion, l’information à donner au téléspectateur. Il faut beaucoup de spontanéité.

On vous sent vaillante, voire tête brûlée. L'avez-vous toujours été ?

Dans le travail, oui. Cela fait partie du job. En plus, nous sommes peu de femmes dans le milieu du journalisme sportif... Alors si on n’a pas envie de foncer, si on ne se montre pas deux fois plus motivée, cela peut être difficile. Et puis il faut savoir que sur une grille de F1, on doit être 600 journalistes à vouloir la même interview au même moment. Il faut donc y aller sans se poser de question, on n'a pas le choix si on veut obtenir quelque chose. Mais dans la vie de tous les jours, je suis très calme.

Pourtant vous vivez avec un fonceur, Romain Grosjean...

Quand nous nous sommes rencontrés, mon mari n’était pas pilote de F1 et je ne faisais pas les grilles. Et puis je ne suis pas très « vitesse ». Il y a quelques années, je suis montée dans une GT avec lui, sur le circuit de Dijon. Il n’était pas sorti de la ligne des stands que je hurlais déjà comme une hystérique, alors que lui conduisait d’une seule main.

Propos recueillis par Julien Kauffman

 

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