Bastien Montès, la petite bombe du ski de vitesse

Rédaction 20 Minutes

— 

L'étoile du ski de vitesse tricolore peut être fière de son palmarès
L'étoile du ski de vitesse tricolore peut être fière de son palmarès — Sophie Bouchet

SPORT - Avant de s'élancer tout schuss vers de nouveaux titres, le skieur de vitesse Bastien Montès nous explique sa discipline. Sacré vice-champion du monde et champion du monde par équipe en janvier dernier, le sportif n'a pas froid aux yeux.

>>> 20Minutes met le turbo. Ces fonceurs aussi. Découvrez leur portrait.

 

Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est le ski de vitesse ?

Logo 20minutes
Logo 20minutes

C’est du ski en ligne droite sur une piste d’environ 1 kilomètre. On est chronométré sur deux cellules espacées de 100 mètres. C'est plus physique que ça en a l'air et ça demande beaucoup de préparation. Au moindre petit écart on peut chuter.

En descente, quelle est la vitesse maximale que vous pouvez atteindre ?

Les grosses compétitions de championnat du monde se jouent aux alentours de 230-240 km/h... Mais il y a des pistes où l'on pointe seulement à 170-180 km/h. Il faut savoir maîtriser la discipline à des vitesses différentes, ce qui n'est pas toujours facile... notamment lorsque l'on est confronté à des histoires d'assurance.

170 km/h à ski, c’est donc une « petite vitesse » pour vous...

Quand on a l’habitude d’aller à 230 km/h, on a parfois tendance à se relâcher quand on descend à 170 km/h. On a l’impression que l’on ne risque plus grand chose et c'est un problème. C’est là que les chutes peuvent se produire.

À quoi pense-t-on à 240 km/h ? Est-ce comme de la chute libre ?

Tout à fait... Sauf qu'il faut éviter de penser. Quand on s'élance, on dépasse les 200 km/h en moins de six secondes. Le but est de garder un niveau optimum de confiance, et ne surtout pas basculer dans la peur. Il arrive régulièrement que des skieurs ne prennent pas le départ parce qu’ils ne le sentent pas. En janvier dernier, deux concurrents n’ont pas disputé la finale du championnat du monde.

Combien de temps dure une descente ?

Environ 30 secondes. Pour que tout se passe bien, il faut fixer un point au large afin de garder sa ligne qu’on a reconnue au préalable. Après c’est surtout des automatismes, de l’équilibre... Beaucoup de choses travaillées à l'entraînement.

Vous avez toujours eu ce tempérament de fonceur ?

Pas dans la vie, mais dans le sport, oui. J’ai toujours pratiqué les sports extrêmes à la recherche de la montée d’adrénaline. Ça peut être toute forme de glisse, ou autre chose, comme du rugby. Je n’aime pas quand c’est trop calme.

Propos recueillis par Julien Kauffman

 >>> Retrouvez d'autres portraits de fonceurs dans notre dossier Mettez le turbo.