Quand les films critiquent l'économie

Rédaction 20 Minutes
— 
Des films et des documentaires permettent de réfléchir à une nouvelle économie.
Des films et des documentaires permettent de réfléchir à une nouvelle économie. — Nikos Roussos

CINEMA - Les réalisateurs ne se privent pas de dénoncer les dérives du modèle économique dominant. La preuve par quatre.

Ces dernières années, de nombreux films se sont attaqués à l'économie actuelle. Les exemples sur grand écran se multiplient, et certains attirent le grand public et obtiennent la reconnaissance des professionnels du cinéma.

Cosmopolis

Sélectionné à Cannes en 2013, le film de David Cronenberg illustre de manière métaphorique la chute du capitalisme mondial. On suit la journée chaotique et angoissante d'un trader à New York qui ne quitte pas sa limousine. Tout au long de son parcours, il fait face à différents acteurs économiques: son analyste financier sans personnalité, une amie vénale et des contestataires de l’ordre établi symbolisé par un rat. Une mise en scène glaçante qui accentue les dérives du système financier dénoncé.

 

It's a Free World

Dans ce film du Britannique Ken Loach sorti en 2007, deux jeunes femmes fauchées ouvrent une agence de travail temporaire et emploient des travailleurs immigrés. Malgré leurs efforts, Angie et Rose ne peuvent réussir à résister au profit et se lancent dans l’exploitation humaine. Le film pointe du doigt les dérives du capitalisme et pose la question de la place de l'individu dans l'économie.

Pierre Rabhi, au nom de la terre

En 2013, Marie-Dominique Dhelsing relate le combat du penseur Pierre Rabhi. Pour ce paysan écologiste installé en Ardèche, l'humain et la nature doivent revenir au cœur des préoccupations de la société. Pour cela, une solution: refuser une économie qui a arrêté de gérer et de répartir les ressources.

 

Time Out

En reprenant l’adage «le temps, c'est de l'argent», Andrew Niccol livre un film futuriste où la monnaie se compte en secondes, minutes, heures. En guise de salaire, les travailleurs amassent du temps. Pour eux, le compte à rebours a commencé: chaque seconde perdue est un pas de plus vers la mort. La société pauvre se divise en deux. Les riches, qui accumulent dizaines d’années de vie, et les pauvres, qui vivent au jour le jour. Un contexte destructeur qui laisse place au vol et au meurtre.

Nicolas Flon