Comment choisir son association de volontariat?

Rédaction 20 Minutes
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La demande en missions de volontariat international augmente au mois de mai.
La demande en missions de volontariat international augmente au mois de mai. — Océane Lerouge / IPJ

ASSOCIATIF - En mai, les organisations de volontariat international connaissent un pic d'inscriptions, mais gare à l’arnaque pour les adeptes des missions de solidarité à l'étranger. 

«Tourisme solidaire», «humanitaire», «volontariat associatif». Le choix des termes est déterminant pour ne pas se tromper dans sa sélection d'association. Au Togo, une mission de volontariat d'un mois peut varier entre 150 et 2000€. Pour éviter l'arnaque, mieux vaut sélectionner l'organisme avec lequel on compte partir.

Des missions à but touristique?

Le volontariat, ce n'est pas de l'humanitaire. Le coordinateur français de Service volontaire international lutte contre ce préjugé et préfère promouvoir l'idée d'un «volontariat associatif» dans lequel le bénévole aide à la hauteur de ses moyens. Mais attention à ne pas tomber dans l'écueil inverse du «volontourisme» ou du «tourisme solidaire», dans lequel les journées du bénévole sont rythmées par des excursions touristiques dans les orphelinats environnants.

Les tarifs: un moyen de sélection

Certains organismes proposent des missions pour une participation financière relativement élevée. C'est le cas de Project Abroad, qui a le statut d'entreprise privée. Entre 1855€ et 1955€ pour quatre semaines de stage à Lomé au Togo, sans compter la prise en charge du billet d'avion.

Des coûts redistribués sous forme «d'aide matérielle aux partenaires et d'un financement de la structure Project Abroad», détaille Blandine Picot, conseillère de l'organisation. La marge est conséquente: on estime entre 150 et 200€ les frais d'hébergements et de nourriture pour un mois au Togo.

Aider l'économie locale

Les associations locales sont parfois plus abordables (entre 150€ et 300€ le mois). Nuits chez l’habitant, approvisionnements au marché, missions auprès des professionnels du secteur: les frais investis ont plus de chance de bénéficier à l’économie locale.

C’est le cas d’Horizon Nouveau-Togo, qui garantit des conditions sécuritaires identiques aux organismes français: «Dès leur arrivée je fais enregistrer les volontaires à l'Ambassade de France, à l’association France Volontaires et à la police. Les volontaires bénéficient également d’un briefing sur la sécurité au Togo», détaille Laris Amouzou, président de l’association.

Les conseils de Service volontaire international pour bien choisir son association? Se méfier des missions demandant une trop forte prise en charge financière du volontaire, et vérifier que les sites n’utilisent pas le mot «humanitaire» à tour de bras, un terme qui ne correspondrait pas à la réalité des missions sur place. Vous pouvez aussi consulter l'association France Volontaires.

Océane Lerouge