Du partage à tous les étages

Rédaction 20 Minutes

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La résidence Machu Picchu dans le quartier de Fives, à Lille, bénéficie d'espaces partagés.
La résidence Machu Picchu dans le quartier de Fives, à Lille, bénéficie d'espaces partagés. — S. Delhay

TENDANCE - De nouveaux immeubles développent les espaces partagés pour mieux vivre ensemble.

Bien heureux sont les résidents du Machu Picchu! Non, pas ceux de l’ancienne cité inca mais les habitants d’une résidence à espaces partagés, située à Fives. Dans ce quartier populaire de Lille, l’architecte Sophie Delhay a réalisé, pour le bailleur social SIA Habitat, 53 logements collectifs agrémentés de parties communes en faveur de nouvelles formes de voisinage. 

Des prix proches du marché

Buanderie collective, terrasse commune, jardin accessible à tous… Autant d’espaces collectifs qui donnent une autre dimension à ces résidences d’un nouveau genre. Avec des prix similaires à ceux du marché conventionnel, les immeubles riches en espaces partagés essaiment un peu partout en France. «Chaque étage a un espace partagé de 50m2, qui peut se transformer en marché, braderie, bal, mais aussi devenir un lieu d’accueil pour des manifestations culturelles», explique l’architecte Sophie Delhay.

Pour elle, repenser l’habitat s’impose: «Grâce au système de coursives, l’immeuble est propice aux rencontres. Il faut aller plus loin que la simple cohabitation.»
Les promoteurs immobiliers semblent avoir emboîté le pas à un mouvement sociétal qui prône des valeurs dans l’air du temps comme le partage, le mieux vivre ensemble et la préservation de l’environnement.

Le stationnement mutualisé

«En répondant aux nouvelles attentes, où les besoins sont mutualisés, les promoteurs doivent dépasser leur rôle classique en proposant des services supplémentaires », note Paul Jarquin, président de REI, société de promotion immobilière, basée à Montreuil. Et d’ajouter : «On aimerait développer l’autopartage avec des parkings électriques et le covoiturage.»

De son côté, la résidence Unik, sur l’île de Nantes, s’inscrit dans une démarche de mixité urbaine en mêlant commerces, bureaux et logements. Le stationnement, par exemple, est mutualisé avec un paiement au forfait.

Répartir les charges

La noblesse de ces initiatives ne doit pas faire oublier les enjeux autour des coûts d’entretien et de gestion. Si la mutualisation du parking peut se faire par abonnement, en sera-t-il de même de l’ensemble des services offerts par ces «petits villages dans la ville»?

Certains promoteurs soulignent que les charges seront réparties et diluées pour l’ensemble des copropriétaires. D’autres promoteurs, restés propriétaires, assurent que les coûts leur reviendront. Pour l’heure, les formules se cherchent.

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