Décrocher un prêt immobilier, les arguments à connaître

Coralie Donas

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Pour obtenir un prêt, il suffit parfois de bien connaître les règles et de faire jouer la concurrence entre les banques.
Pour obtenir un prêt, il suffit parfois de bien connaître les règles et de faire jouer la concurrence entre les banques. — Jaubert/Sipa

CRÉDIT - Pour convaincre lors d’une demande d’emprunt, le plus simple est de préparer son argumentaire en faisant le tour des banques.

Si le crédit devient de moins en moins cher grâce à la baisse record des taux d’intérêt, il n’est pas devenu plus facile d’en décrocher un.

Même les demandeurs qui répondent aux critères habituels, soit des revenus trois fois supérieurs à la mensualité, la fameuse règle des 33%, ont parfois des difficultés.

La règle des 33% pas obligatoire

«Les banques sont plus sévères sur l’appréciation de la solvabilité des demandeurs, il sera exigé en outre de 10 à 20% d’apport personnel, confirme Serge Maître, secrétaire général de l’Association française des usagers des banques (Afub).

«La règle des 33% n’est pas un dû, ajoute Sandrine Allonier, responsable des relations banques de Vousfinancer.com, courtier en crédit immobilier. La banque peut choisir de limiter ce taux d’endettement à 28 ou 30%.»

Ce sont les revenus qui déterminent le reste à vivre, fixé par les banques en moyenne de 600 à 700€ pour une personne seule, 1.000€ pour un couple.

«En contrepartie des taux extrêmement bas, les banques cherchent des clients à potentiel, avec de bonnes ressources, qui pourront souscrire dans les années à venir des produits d’épargne ou des assurances complémentaires», reprend Sandrine Allonier.

Anticiper les négociations

Pour contourner l’adage «on ne prête qu’aux riches», l’Afub conseille de faire le tour des établissements concurrents avant d’aller voir son propre banquier, pour être en position de force au moment de négocier.

«Quand il apparaît qu’il sera vraiment difficile de décrocher un crédit, le dernier recours est de faire appel à un courtier: il n’obtiendra pas un taux bonifié, mais pourra trouver dans le paysage bancaire un correspondant qui prendra le dossier», signale Serge Maître.

Les banques sont aussi attentives à la qualité du bien acheté et préfèrent les appartements ou les maisons bien placées, sur un marché dynamique.

Savoir refuser

«Certains établissements instaurent une évaluation avec des critères objectifs et subjectifs, ce qui explique des refus pas toujours compris des demandeurs», prévient Sandrine Allonier.

Les établissements prêteurs attendent des contreparties. «Attention à la pression commerciale, prévient Serge Maître, il faut savoir refuser les produits annexes. Par exemple, l’assurance décès invalidité.»

Il conclut: «La loi Hamon permet de signer puis de se retirer pendant un an, à condition de trouver une offre moins chère comportant des garanties équivalentes.»

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