Des débuts prometteurs pour le fils du légendaire Jean-Michel Bazire

La relève Nicolas Bazire, 17 ans, fils du «Zidane du trot», termine sa deuxième année de carrière et continue d'apprendre son métier...

Thierry Weber

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Nicolas Bazire.
Nicolas Bazire. — T. Weill/20 Minutes

Difficile de ne pas vivre dans l’ombre d’un père pareil. Avec plus de 6.000 victoires, 19 sulkies d’or, la récompense du record annuel de victoires, probablement 20 à la fin de l’année dont 18 consécutifs, Jean-Michel Bazire mérite son surnom de «Zidane du trot». Alors que le champion se prépare à prendre sa retraite sportive, son fils Nicolas, 17 ans, termine sa deuxième année de carrière. Plutôt que de se laisser impressionner par le palmarès paternel, il débute avec sérieux et maturité, et même quelques victoires.

Le boulot bien séparé du perso

«Tout était posé avant qu’il vienne. Il suit le contingent des gars qui travaillent avec moi, il n’y a pas de traitement de faveur.» On ne devient pas la superstar du trot attelé sans être intransigeant à l’entraînement, qu’il s’agisse du sien ou de celui de son fils dont il assure l’encadrement. «On travaille les chevaux ensemble, il me dit ce qui va, ce qui ne va pas. Après, c’est aussi beaucoup à moi de regarder. Mais on s’entend bien, la relation n’est pas trop compliquée», affirme l’héritier. «Il voit bien les choses, les réflexes viennent vite», commente Jean-Michel Bazire, sans élaborer.

Nicolas Bazire. Crédit: T. Weill/20 Minutes
Nicolas Bazire. Crédit: T. Weill/20 Minutes

Gabriel Monthulé se montre un peu plus bavard. «Nico est cool, il ne se prend pas la tête alors qu’il pourrait être différent rien qu’avec le nom. Et puis il a de la réussite», commente ce jeune driver, qui connaît Nicolas Bazire «depuis tout petit». Sur l’ensemble de sa carrière pro, Bazire Junior compte déjà 37 victoires sur 221 courses. On est loin du nombre magique du paternel, mais les débuts du jeune homme sont prometteurs. «Avoir un père comme Jean-Michel, soit ça fait tourner la tête, soit ça met la pression. Mais avec Nicolas, c’est ni l’un ni l’autre», ajoute Gabriel Monthulé.

«Gagner quelques courses, ce sera déjà énorme»

«C’est impossible de faire pareil que mon père, et encore plus de le dépasser», reconnaît Nicolas Bazire sans rougir. Résultat, à l’abord d’une course «il y a un peu de pression, mais de moins en moins. J’essaie d’en remporter quelques unes, ce sera déjà énorme.» Le jeune driver se souvient de sa première victoire, «le 30 avril 2017». Son impression? «Il n’y a pas grand-chose de comparable.»

Nicolas Bazire. Crédit: T. Weill/20 Minutes.
Nicolas Bazire. Crédit: T. Weill/20 Minutes.

De son père, il tient le côté peu bavard, mais pas seulement. Gabriel Monthulé les dit «calmes, travailleurs tous les deux». Et, bien sûr, ils ont en commun l’amour des équidés. «J’ai rapidement eu envie de trotter les chevaux, papa m’a appris avec plaisir.» Le jeune homme se souvient de sa première fois la bride en main. «Je devais être tout petit, entre les jambes de mon père. J’essayais de tenir les rênes, je croyais que je tenais quelque chose, mais en fait pas du tout», s’amuse-t-il. Bien que l’ombre du père ne semble pas trop difficile à supporter, Nicolas Bazire a encore du travail à fournir. Dans quel domaine est-il le plus faible? «A la fourche!», assène Jean-Michel Bazire avec humour. Ce n’est pas tout de gagner des courses, il faut s’occuper des chevaux aussi.

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