L'hippisme attire toujours les célébrités

PEOPLE Les stars ne sont pas les dernier à investir et à s'investir dans le milieu des courses de chevaux...

Thierry Weber

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Le capitaine de l'ASSE, Loïc Perrin, est un des nombreux peoples à être propriétaire d'un cheval.
Le capitaine de l'ASSE, Loïc Perrin, est un des nombreux peoples à être propriétaire d'un cheval. — ProSports/Shutterstock/Sipa

Quel est le point commun entre Antoine Griezmann, Jérôme Rothen, Benjamin André ou Loïc Perrin? Ils sont tous footballeurs vous dites? Mais non! Enfin si, mais pas seulement. A l’instar de nombreuses célébrités, ces sportifs ont tous en commun d’être propriétaires de chevaux de compétition. Une passion plus ou moins ancienne appréciée par les organisateurs de courses.

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Dans l’hippisme, les célébrités sont monnaie courante. Si nombre d’entre eux sont des sportifs, c’est tout à fait logique. «Les sportifs sont assez impressionnés par l’athlète qu’est le cheval. C’est un peu une relation de sportif à sportif», présume-t-on du côté de France Galop. En plein dans le mille à en croire Loïc Perrin, indéboulonnable capitaine de l’ASSE, et copropriétaire d’un cheval de trot pour la deuxième fois. «Je n’ai pas toujours l’occasion d’aller le voir, regrette-t-il. Mais ce qui me plaît dans l’hippisme, c’est le live, cette adrénaline. Je ne connaissais pas le milieu, mais les chevaux sont de vrais athlètes. Ils ont un entraînement comme n’importe quel sportif de haut niveau, avec les blessures, les aléas, tout ce que ça comporte.»

Une passion qui a un prix

Sans éprouver les mêmes sensations que lors d’un match de foot, le capitaine des Verts reconnaît le côté «stressant» et l’envie pressante «de connaître le résultat». Dans son cas, un ami l’a poussé à s’intéresser à l’hippisme. Mais souvent, la passion remonte à l’enfance. Pour Thibaut Ceffrey, de la société Le Trot, «c’est surtout l’objet d’une démarche personnelle. Les sportifs investissent dans un monde qui les fascine». Par exemple, Antoine Griezmann, lui aussi footballeur et propriétaire d’un trotteur et d’un galopeur, a été contaminé par son père dès son plus jeune âge.

L’argument passion est aussi valable pour les non-sportifs adeptes de la course, comme l’acteur Gérard Hernandez (Raymond dans Scènes de ménages) qu’il n’est pas rare de croiser dans les gradins des hippodromes, ou encore Michel Denisot et Michel Sardou, tous deux propriétaires de chevaux de course.

Bien sûr, si autant de célébrités sont propriétaires, c’est aussi parce qu’acheter un cheval a un prix. Thibaut Ceffrey estime qu’«un trotteur coûte à partir de 3.000€». Mais ce n’est que le prix d’achat. «L’entretien d’un cheval coûte de 20.000€ à 25.000€ à l’année.» C’est sans doute pour cela que de nombreux passionnés qui n’ont pas les moyens d’un Antoine Griezmann s’associent pour bichonner ensemble leur champion.

Publicité gratuite?

«France Galop a une politique de recrutement de nouveaux propriétaires constante année après année», souligne l’organisateur de courses. Si en prime, ce sont des gens connus, «on va signaler qu’ils sont là, on va repartager ce qu’ils publient et qui a trait à leur chevaux, mais on ne les utilise pas commercialement».

Même réserve du côté de la société Le Trot. «Ca participe à la médiatisation d’un événement c’est sûr. Mais on ne fait pas de la publicité directe», confirme Thibaut Ceffrey. Ce qui n’empêche pas les organisateurs de courses d’attirer l’attention sur les amateurs et les propriétaires célèbres, quand ils se rendent à l’hippodrome.