HEC, Essec, Edhec, Inseec… Autant de noms célèbres résonnent aux oreilles des jeunes étudiants. Mais face à ces écoles de commerce réputées, il existe une alternative : les instituts d’administration des entreprises (IAE), renommés écoles universitaires de management, qui proposent des formations intégrées aux universités. 20 Minutes vous aide à y voir plus clair.

Le coût de la scolarité

«La principale différence entre les IAE et les écoles de commerce, c’est le prix», pointe Carole Gibrat-Tach, responsable du pôle éco-gestion à l’Onisep. Si les écoles privées de management coûtent 9.000€ en moyenne par an, les frais se limitent aux droits universitaires pour les IAE.

Si les écoles de commerce ont toujours mis l’accent sur la place des cours d’anglais et les stages à l’étranger ­obligatoires, il n’en est pas toujours ainsi dans les IAE. Mais celui d’Aix-Marseille fait figure de contre-exemple, comme l’explique sa directrice, Virginie de Barnier: «Tous nos élèves doivent avoir une expérience à l’étranger de six mois, stage ou échange universitaire. Par ailleurs, de nombreux cours sont assurés en anglais.»

Selon l’enquête Insertion 2014 de la Conférence des grandes écoles, 80% des diplômés d’écoles de commerce sont embauchés moins de six mois après l’obtention de leur diplôme. Pour les IAE, ce chiffre monte à 84% selon le réseau IAE France. Virginie de Barnier se félicite du score atteint par son école: «Nous sommes au-dessus de la moyenne, avec 93% des étudiants qui sont en CDI six mois après leur sortie.»

19 établissements français figurent dans le Palmarès des écoles de commerce européennes 2014 publié par le Financial Times. Deux écoles privées de management hexagonales sont présentent dans le top 10: HEC (2e) et Insead (5e). Le seul IAE présent dans le classement est celui d’Aix-Marseille qui pointe à la 75e place.

Il existe aujourd’hui plus de 150 écoles de commerce en France pour seulement 31 IAE. Les grandes écoles n’hésitent pas à mettre en place des campagnes de promotion importantes pour attirer les étudiants, contrairement aux IAE. «Nous sommes un ­établissement public, nous n’avons pas le droit de faire de la publicité», explique Virginie de Barnier. Carole Gibrat-Tach soulève un paradoxe: «Les IAE sont moins connus des étudiants, mais leurs formations sont aujourd’hui tout à fait reconnues auprès des recruteurs.»