La Foire de Lyon vitrine du «Made in France»

ÉVÉNEMENT La Foire de Lyon propose un pavillon entièrement dédié au «Made in France». Textile, artisanat ou encore habitat, 1.600m2 seront consacrés aux produits fabriqués dans l'Hexagone...

Daniel Michalak

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L'entreprise Orijns, qui propose des produits fabriqués en France, exposera à la Foire de Lyon.
L'entreprise Orijns, qui propose des produits fabriqués en France, exposera à la Foire de Lyon. — D. Michalak

C'est une demande des visiteurs: 78% d'entre eux ont répondu favorablement au projet de créer un espace dédié au «Made in France». La Foire de Lyon est la première de l’Hexagone à proposer une exposition consacrée aux produits fabriqués en France

«Le public veut du local»

Véronique Szkudlarek, directrice de la Foire de Lyon, l'assure: «Il faut que l'on capte l'ère du temps. Aujourd'hui, le public veut du local, de la proximité, du développement durable. Les gens responsabilisent leur économie. Ils savent qu'en consommant local, ils aident à sauver des emplois en France.»

De plus en plus d'entreprises se lancent dans le «Made in France». Proposer un produit textile entièrement fabriqué en France, c'est le pari de Blandine Berjot, fondatrice de la marque de vêtements Orijns.

«On a en France des artisans d'excellence»

A 38 ans, elle a traversé des périodes où ses proches ont été confrontés à la délocalisation. «Je me suis posé la question : comment devenir acteur pour agir contre la disparition des emplois? Quand j'ai créé Orijns, j'ai voulu mettre en avant le savoir-faire français. On a en France des artisans d'excellence qui n'ont pas forcément la fibre marketing pour se faire connaître. On veut servir de vitrine à nos artisans.» Le savoir-faire français est réputé, mais il a un coût. Pour un ménage qui ne consomme que du «Made in France», il faut compter entre 100 et 300 euros de plus chaque mois. Plus cher que les produits importés, mais de meilleure qualité. «Et surtout, c'est le prix juste du produit, dont les bénéfices restent en France et participent à notre économie locale», précise Blandine Berjot.