Julien Doré: «Ce DVD live, j'y pense depuis ma première tournée»

Rédaction 20 Minutes

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Pour sa troisième tournée, Julien Doré cumule les festivals et a enregistré son premier live.
Pour sa troisième tournée, Julien Doré cumule les festivals et a enregistré son premier live. — NIVIERE / SIPA

INTERVIEW – Avec 150 dates programmées en 15 petits mois, la tournée de Julien Doré est un véritable marathon. En plein LØVE Tour, le chanteur évoque l'ambiance de son été rempli de festivals.

A Paris, à Carhaix, à La Rochelle ou à Arcachon. En France, en Belgique ou en Suisse, cet été, Julien Doré écume les scènes. En juillet, il aura présenté son dernier album dans pas moins de onze villes différentes et il continue jusqu'au 15 août, avant de reprendre de plus belle cet automne. L'artiste revient sur son LØVE Tour.

Depuis février vous êtes sur les routes pour vos différents concerts et cet été vous enchaînez les festivals. Qu'est-ce que ces scènes vous procurent ?

La tournée c’est extrêmement important pour le groupe, pour l’équipe. Là, on va enchaîner les dates jusqu’au 15 août et on reprendra fin septembre. Ce matin (mardi 29 juillet), nous sommes arrivés à Agde et nous repartons pour Valence. Durant les festivals, la performance est jugée, très regardée. On joue souvent dans des cadres incroyables, comme à La Rochelle, à Carcassonne ou aux Nuits de Fourvière à Lyon.

Chaque set dure 1h à 1h30. C’est donc un peu plus court que des concerts habituels. Ces sets courts apportent une autre énergie. Là on revient du Paléo en Suisse, c’était complètement dingue. On a joué devant 30 000 à 40 000 personnes. Un peu comme aux Vieilles Charrues. Ça laisse à l’équipe de très beaux souvenirs, très forts. On y rencontre aussi des artistes qu'on apprécie. Étienne Daho, à qui j'avais rendu un hommage à La Rochelle (voir photo), m’a fait l’honneur de chanter avec moi par exemple. J'ai aussi failli chanter avec Christophe à Paris, lors du Fnac Live, mais nos deux sets se suivaient, c'était trop juste.

DORE DAHO
DORE DAHO

Lors de nombreux concerts, vous vous êtes offert un bain de foule. C'est un passage qui est organisé en amont?

Je passe à travers la foule dès que je le sens.  Les fois où je l’ai fait, je le sentais. Je vais jusqu’à la tour régie. Mais je n’ai pas de garde du corps et je n’en veux pas ! J’ai lu quelque part que j’avais traversé la foule sur les épaules d’un garde du corps : c’est complètement faux. A chaque fois je trouve quelqu’un de costaud qui n’est ni de la sécurité ni de mon équipe, un gars du public qui me fait traverser. C’est une question de confiance, je pars du principe que je peux le ressentir.

Vous venez de réaliser le clip de votre dernier single «Chou Wasabi» que vous avez enregistré avec Micky Green. Pouvez-vous déjà en parler?

Le clip a été tourné la semaine dernière (les 23 et 24 juillet). C’est dur de mettre des mots sur des images mais si on veut un peu le décrire je dirais que c’est un peu comme une suite du clip «Paris-Seychelles». Je suis en plein montage mais il devrait sortir fin août.

Comment avez-vous choisi de travailler avec Micky Green?

Depuis mon premier album, je collabore avec d'autres artistes. Ça a commencé avec Christophe et Arno. Ce sont tous des artistes que j’ai rencontré humainement et artistiquement, avec qui j’ai beaucoup parlé, partagé, bu des verres... Avec Micky Green, on s’était croisés plusieurs fois en studios. Et à force de discuter, on a travaillé ensemble. Pareil pour Brigitte qui intervient aussi sur le dernier album.

Vous vous servez des réseaux sociaux pour illustrer votre tournée...

Oui quand j’en ai la possibilité. Je suis plus actif sur Facebook que sur Twitter que j’ai un peu de mal à manipuler. Je m’occupe absolument tout seul de ma page Facebook. J’y mets des photos de la tournée et parfois quelques articles qui retranscrivent au mieux des concerts, des ambiances. J’aime ce contact direct. Je réponds moi-même, ça me paraît normal, logique et honnête.

Votre premier live doit sortir le 20 octobre. C'est un projet auquel vous teniez beaucoup?

Oui. Ce live, j’y pense depuis ma première tournée. Mais je m’étais dit alors : « C’est ta première, attend la deuxième». J’avais donc envie de capter le spectacle de «Bichon», mais ça ne s’est pas fait finalement.

Et on a finalement tourné un live de la tournée LØVE en juin au Bikini à Toulouse. Je travaille depuis sur le montage du DVD live, qui sortira avec un CD live et un album de photos de Yann Orhan (photos ci-dessous tirées de l'album LØVE), un graphiste avec qui je travaille depuis pas mal de temps. Cet album permettra de découvrir les coulisses de la tournée, de nos concerts...

J.DORE_PAR_YannOrhan
J.DORE_PAR_YannOrhan
J.DORE Yann Orhan2
J.DORE Yann Orhan2

C'est presque égoïste quelque part. Car s'il est important pour le public, qui va découvrir des facettes plus intimistes de la tournée, il est aussi un reflet très important de notre amitié sur scène, de tout ce qui fait que depuis le début de la tournée les concerts sont «sold out».

Donc, entre concerts, route, tournages, montages... vous n'arrêtez jamais?

C'est vrai qu'on dirait comme ça. C'est effectivement une période assez intense. C'est moi qui ai écrit et réalisé les clips et j'ai besoin d'être présent sur chacun de ces projets. En septembre, j'irai me mettre au vert deux semaines chez moi.

Propos recueillis par Marie Tissier

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