Etudier à l’étranger: sept étapes incontournables avant de partir

Cursus De nombreux étudiants choisissent d’effectuer une partie de leur parcours à l’étranger…

Lise Chapuis

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Faire une partie de son cursus d'études à l'étranger devient de plus en plus fréquent.
Faire une partie de son cursus d'études à l'étranger devient de plus en plus fréquent. — martin-dm / Getty Images

«kāixué le!» (prononcez «caillechuéle»), «C’est la rentrée !» en mandarin. Selon L'Étudiant, près de 10.000 étudiants français poussent chaque année les portes des facultés de l’Empire du milieu pour un séjour d’études. Et ils sont plusieurs dizaines de milliers (80.714 en 2015 selon Campus France) à partir étudier hors de France chaque année. Demande de bourse et inscription à l'université effectuées, d’autres précautions sont à prendre avant le grand départ.

Avoir ses papiers en règle

Pour voyager, il faut posséder une carte d’identité ou un passeport, ce dernier étant indispensable si vous comptez vous rendre dans un pays hors Union européenne. «Il faut s’assurer d’avoir ses papiers d’identité à jour, indique Sophie Girardeau, conseillère au pôle Europe international du Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) Eurodesk, dont le rôle est d’informer les jeunes sur les différentes opportunités de mobilité en Europe et à l’international. On conseille aux jeunes de renouveler leurs papiers si nécessaire. Il faut aussi savoir que certains pays exigent que le passeport soit valable encore six mois après la date de retour.»

Si vous souhaitez partir en dehors de l'Union européenne, un visa, document fourni par le consulat ou l’ambassade du pays concerné en France, est exigé la plupart du temps en plus du passeport. «Les étudiants peuvent se connecter sur diplomatie.gouv.fr où ils pourront trouver les informations concernant les conditions d’entrée dans le pays. Ils peuvent aussi prendre contact avec l’ambassade ou le consulat du pays de destination.» Pour être serein, faites votre demande à l’avance, le traitement de votre dossier pouvant prendre plusieurs mois.

La protection sociale

Si vous voyagez dans un pays européen, vous êtes couvert par la Sécurité sociale française. Néanmoins, il est nécessaire de demander la carte européenne d’assurance maladie (CEAM), gratuite et valable pendant deux ans. Vous pouvez la commander en ligne sur Ameli.fr, au minimum 15 jours avant votre départ. «Elle atteste de vos droits médicaux à l’assurance maladie et couvre les soins médicaux dans les 28 pays de l’Union européenne ainsi qu’en Islande, en Norvège, en Suisse et au Liechtenstein», explique Sophie Girardeau.

Il est conseillé de bien se renseigner si vous partez dans un pays hors UE, puisque chaque territoire a son propre régime d’assurance maladie. «On suggère aux étudiants de souscrire une assurance de complémentaire santé, responsabilité civile et rapatriement, pour s’assurer qu’en cas de problème ils pourront être assurés et se faire rembourser. Dans tous les cas, on leur conseille de faire un bilan avec leur médecin avant de partir, notamment pour les éventuels vaccins nécessaires.»

Trouver son logement

Trouver un hébergement sur place peut parfois s’avérer compliqué. «Les universités peuvent aider les jeunes à trouver un logement, indique Sophie Girardeau. On leur conseille de prendre une chambre chez l’habitant ou en auberge de jeunesse pour se laisser le temps de trouver une colocation. Il existe des sites comme easyroommate.com ou erasmusworld.com assez plébiscités par les étudiants.»

Gérer son argent

L’ouverture d’un compte à l’étranger n’est pas indispensable, mais peut être utile si vous êtes en stage ou si vous avez trouvé un job. «Il est conseillé de faire un point avec sa banque avant de partir pour s’assurer que son compte bancaire fonctionne à l’étranger», précise Sophie Girardeau. A savoir qu’il existe, en plus des bourses, des cartes de réduction comme la Carte d'étudiant internationale et la Carte jeunes européenne qui permettent d’avoir de nombreuses réductions sur les transports, le sport, la culture ou encore les loisirs.

Se faire un réseau

Avant de partir, il faut, dans la mesure du possible, «se faire un réseau, rencontrer les gens, se rapprocher des clubs Erasmus ou du réseau Erasmus Student Network, conseille naturellement Anne-Sophie Brieux de l’Agence Erasmus + France. Ça permet de rencontrer des jeunes Erasmus dans les pays où l’on va, mais aussi d’améliorer son anglais.» Il est aussi recommandé de se rapprocher des «association des anciens élèves de son école».

Se rassurer

Un petit coup de stress à quelques semaines du départ? Rien de grave. Afin de vous rassurer face à l’inconnu, il ne faut pas hésiter à «se renseigner auprès d'étudiants qui sont partis, conseille Anne-Sophie Brieux.» La communauté des étudiants à l’étranger sera votre meilleure alliée. Des groupes Facebook existent, comme le Collectif des étudiants étrangers. Si ce n’est pas déjà fait, rejoignez-les dès maintenant! Pour régler les détails de dernière minute ou demander conseil, il est également recommandé de prendre contact avec le responsable des relations internationales de son établissement.

Rester en contact

N’oubliez pas de vous renseigner auprès de votre opérateur mobile, pour, le cas échéant, adapter votre forfait en fonction du pays dans lequel vous partez étudier. «On n’y pense pas forcément, mais cela permet aussi de rester en contact, commente Anne-Sophie Brieux.

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On peut aussi utiliser Skype, Whatsapp, ou l’application FaceTime suivant le type de téléphone que l’on possède. Ces applications sont plutôt appréciées par les personnes en mobilité.» Et pour faire partager à vos proches votre expérience, blogs et réseaux sociaux restent vos meilleurs alliés.