«J’ai un master de sciences politiques.» Voilà une phrase qui ouvre beaucoup de portes, à en croire Evelyne Marchetti, vice-présidente de l’université d’Aix-Marseille, déléguée à l’orientation l’insertion professionnelle et à l'entrepreneuriat.

«Depuis toujours, la fonction publique est le débouché naturel de cette voie. Même si, depuis quelques années, les diplômés se tournent de plus en plus vers le secteur privé pour travailler dans les cabinets de conseil.» La raison principale selon elle: les écarts de salaire qui peuvent être importants.

De l’ENA à la banque

D’autres choisissent de poursuivre leurs études en essayant d’intégrer une école. «Le concours le plus prisé reste celui de l’ENA, l’Ecole nationale d’administration. Mis à part ça, les écoles de journalisme attirent également beaucoup».  Parfois, la voie suivie n’a rien à voir avec le monde des sciences politiques. «Certains se lancent carrément dans le secteur de la banque et des finances», sourit Evelyne Marchetti.

Eviter le doctorat

A côté de ça, les études de sociologie peuvent paraître très abstraites. Pourtant, il existe pourtant une multitude de métiers à exercer à la sortie. Stéphane Dorin est professeur de sociologie à l’université de Limoges et enseignant à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il voit ses anciens élèves se diriger vers des carrières très variées. «Ça va des études de marché dans les cabinets de conseil au travail social. Certains deviennent également enseignants ou passent des concours de la fonction publique.»


Parmi la multitude de spécialités en sociologie, comme les études de genres ou la sociologie d’enquêtes, les études de sociologie couplées aux sciences politiques sont un grand classique. «Le parcours permet de se spécialiser dans les politiques publiques et de passer le concours d’attaché territorial», explique Stéphane Dorin. Une façon de trouver un compromis quand on aime ces deux matières.

En revanche, le professeur déconseille de poursuivre ses études vers une thèse de sociologie. «Les doctorats n’ont que très peu de reconnaissance dans le monde du travail. Le but est de travailler dans une université ou au CNRS. Mais il n’y a malheureusement que très peu de places», prévient-il. Mieux vaut se concentrer sur une des (nombreuses) voies professionnelles possibles.

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