Les solutions pour ne pas gâcher son panier Amap

ma vie écoco Aujourd’hui, notre rédactrice 100% économie collaborative livre ses solutions pour ne pas gâcher le panier de légumes de son Amap…

Adèle Bertier
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Partager son panier avec des amis ou donner ses légumes en fin de vie... Pour ne pas gâcher son panier de l'Amap, suivez le guide!
Partager son panier avec des amis ou donner ses légumes en fin de vie... Pour ne pas gâcher son panier de l'Amap, suivez le guide! — A. Bertier/20 minutes

Privilégier le lien direct entre consommateur et producteur est un des premiers objectifs de ma mission 100% économie collaborative. Direction l’Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) de mon quartier pour mettre en application ces bonnes résolutions, avec un panier de légumes bio par semaine... Mais quand on est abonné aux pâtes au pesto, pas facile de se retrouver du jour au lendemain devant les fourneaux. Voici quelques astuces pour lutter contre le gaspillage les semaines où le maraîcher a de l’or dans les mains…

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Google est ton ami

Environ 70 foyers s’approvisionnent dans l’Amap près de chez moi, pour 45,50€ par mois, soit un peu plus de 11€ le panier. Xavier, maraîcher de Sancy-les-Provins (77), livre ses légumes en fonction de sa production. La quantité récupérée est donc très variable d’une semaine à l’autre, mais toujours composée de variétés de la saison. Début septembre, le premier panier que je récupère déborde: salade, tomates, melon, aubergines, basilic, poivrons, échalotes… Super, mais je stresse déjà à l’idée de gâcher tout ça. Dans le lot, il y a des feuilles vertes que je suis incapable d’identifier.

Tomates-mozza basilic made in Amap. Crédit: A. Bertier/20 Minutes
Tomates-mozza basilic made in Amap. Crédit: A. Bertier/20 Minutes

Après quelques recherches sur Google images, j’apprends qu’il s’agit du chou kale, «un chou très ancien, cultivé autrefois dans les jardins français et tombé dans l’oubli». Pas très engageant… J’opte pour la cuisson à la poêle dans du beurre et des échalotes, recette trouvée sur un site d’astuces culinaires. Un régal! Pour le reste, je m’abonne au régime simple mais délicieux tomate-mozza-basilic. Et quand je vois que des légumes sont en train de dépérir, je les cuits et les garde au frigo, sur les conseils d’Hélène, un genre de «super amapienne», inscrite depuis 8 ans. Le week-end dernier, il me restait malgré tout une courgette sur les bras, que j’ai calée entre deux tee-shirts dans ma valise et emmenée en week-end. Eh oui!, il y a toujours une solution…

Tes voisins sont tes amis

Le panier que je partage avec mes voisins pour être sûre de ne pas gâcher. Crédit: T. Michel
Le panier que je partage avec mes voisins pour être sûre de ne pas gâcher. Crédit: T. Michel

Partager son panier avec ses copains est selon moi le meilleur plan anti-gaspillage. Nicolas est la seule personne de sa colocation inscrite dans l’Amap, mais il partage son panier chaque semaine avec ses 5 colocataires. Une bonne méthode zéro gâchis, en plus d’être moins contraignante: «On tourne pour récupérer le panier, donc au final je me rends à l’Amap moins d’une fois par mois», explique Nicolas.

Moi, je ne vis pas en colocation, mais j’ai de sympathiques voisins qui ont longuement hésité à s’inscrire dans une Amap, justement par peur de gâcher. Je ne mets pas longtemps à les convaincre de partager le panier. On n’aura peut-être pas assez de légumes pour la semaine, mais au moins, on ne perd rien!

Application anti-gaspillage ou frigo solidaire?

S’il vous reste malgré tout des légumes sur les bras et que vraiment, vous ne pouvez pas vous résoudre à cuisiner davantage, rendez-vous du côté du «Bon coin de la nourriture», avec Hop Hop Food, une application disponible sur l’Apple store et bientôt sur Android. L’objectif d’Hop Hop Food est de permettre aux particuliers de mettre en ligne les produits qu’ils risquent de gâcher, pour en faire profiter gratuitement des gens qui en auraient besoin. Jean-Claude Mizzi, cofondateur de l’association Hop Hop Food reste prudent sur le succès du concept. «Les gens n’ont pas l’habitude de proposer leurs aliments plutôt que de les jeter. C’est un long travail de sensibilisation.»

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Une autre solution encore émergente mais pleine de promesses est le frigo solidaire. Après Marseille, Nantes et Metz, Paris s’est doté de son premier frigo dans le 18e arrondissement en juin 2017, devant le restaurant La cantine du 18e.


Mieux vaut alors déposer une recette de cuisine avec ses blettes et autres rutabagas pour tenter les passants… Quelle que soit la solution que vous adopterez, plus d’excuse pour continuer à jeter!