Ils ont dit adieu à leur 4L avec l’opération «sans ma voiture»

Expérience Un couple de Niortais explique pourquoi ils ont décidé de renoncer temporairement à leur seule voiture...

Benjamin Benoit

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Peggy et Yann ont dit adieu à leur vieille 4L, au moins pour deux mois.
Peggy et Yann ont dit adieu à leur vieille 4L, au moins pour deux mois. — B.Benoit/20Minutes

Peggy et Yann Schmidt, installés à côté de Niort, ont choisi de participer à l’opération «sans ma voiture» démarrée le 3 octobre à l’initiative de la société d’auto-partage Koolicar. Pendant deux mois, ils vont donc se passer de leur vieille Renault 4L, seule voiture du couple. Place aux déplacements alternatifs, comme l'explique le clip de l'opération:

https://www.youtube.com/watch?v=klpNwhJBrSQ

C’est Peggy qui a eu l’idée de s’inscrire. «On est déjà engagé sur l’écologie à la maison, explique-t-elle. Le transport c’était un peu notre point noir. Cette opération va nous permettre de voir si on peut arriver à se débarrasser complètement de la voiture.»

Place au vélo

Samedi, le couple a donc amené sa 4L dans un parking sécurisé. Interdiction de s’en servir désormais. «On est un peu euphoriques pour l’instant, parce que c’est le début. Il faudra voir dans un mois si on est complètement épuisés», précise Peggy. Sans voiture, plusieurs difficultés se dressent devant eux: comment feront-ils pour emmener les enfants à leurs activités, faire les courses pour toute la famille, ou encore transporter des matériaux lourds, eux qui aiment le bricolage?

Le vélo cargo de Peggy peut transporter jusqu'à 80kg de marchandises.
Le vélo cargo de Peggy peut transporter jusqu'à 80kg de marchandises.

Des difficultés prévues par Peggy. «On a acheté un vélo cargo, sur lequel on peut charger jusqu’à 80kg de marchandises», annonce-t-elle. Pour leurs activités, les enfants devront désormais prendre le bus. Les parents prévoient aussi de louer des voitures électriques de temps en temps. Et pour le travail? Yann, le mari, parcourt tout les jours les 3 kilomètres qui le séparent de son bureau à vélo, une distance «vraiment pas insurmontable» pour lui.

La ville ou la campagne

Le couple reconnait néanmoins que se séparer de sa voiture est plus facile lorsqu’on habite une agglomération. «Faire du transport écologique en ville, c’est plus facile», poursuit Peggy. Yann complète: «Selon moi, c’est plutôt une opération faite pour le citadin».

Côté dépenses, Yann et Peguy vont économiser environ 40€ d’essence par mois. Chaque membre de la famille disposera également d’un abonnement gratuit au réseau de bus. Dans la famille, l’abandon de la 4L n’a pas l’air d’avoir traumatisé les enfants, bien au contraire. «Ils avaient honte de notre voiture, assure Peguy. Quand on leur a annoncé, ils étaient très enthousiastes. Ils nous ont même demandé si on allait louer des grosses berlines à la place.» Ce n’est peut être pas la réaction qu’espéraient ces parents militants.

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