Don de sang: où va-t-il une fois que c’est dans la poche?

Petunia James

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Les poches de sang sont étiquetées avec un code barre pour être tracées du donneur au receveur.
Les poches de sang sont étiquetées avec un code barre pour être tracées du donneur au receveur. — EFS/Hamid Azmoun

PARCOURS - Avant de pouvoir être transfusé aux malades qui en ont besoin, le sang donné doit passer par quelques figures imposées.

logo 20 MinutesLe sang recueilli auprès des donneurs met entre 24 et 36 heures à arriver jusqu’au patient qui sera transfusé. Pendant ce laps de temps, tout un circuit lui est dédié pour être fin prêt le moment venu.

Le prélèvement

C’est une étape cruciale. Sans prélèvement pas de traitement. «C’est la plus importante de toutes. Il faut avoir des donneurs et à partir de là, ça roule. Tout suit une procédure appliquée à échelle nationale», informe le Dr. Ahmed Slimani, responsable des prélèvements du pôle d'activité nord Pontoise de l’Etablissement français du sang (EFS). Suivant ce dernier, chaque don se voit attribuer un code barre pour garantir la traçabilité de la chaîne transfusionnelle. La poche de sang est étiquetée, tout comme les tubes qui lui sont attitrés.

La préparation

Depuis le lieu de prélèvement, la poche de don de sang totale est acheminée vers une plateforme pour être préparée. «On la filtre pour enlever les globules blancs et les cellules inutiles. Le sang est ensuite centrifugé pour séparer les globules rouges, le plasma et les plaquettes», explique le médecin. Ainsi, lors de la phase de distribution, chaque composant sera délivré selon des besoins bien spécifiques.

La qualification

Pendant la phase de préparation de la poche, les tubes sont envoyés à la qualification biologique. On effectue alors les contrôles virologiques nécessaires pour déceler une éventuelle anomalie. Si tel est le cas la poche est inutilisable et «sera détruite».

La distribution

Au terme de la qualification, le laboratoire valide les échantillons de sang contenus dans les tubes. Les poches de sang relatives, qui ont été préparées, sont donc acheminées dans les centres médicaux. Elles seront ensuite délivrées au cas par cas, selon les urgences et les ordonnances.

«Les malades sont examinés, on respecte leur groupe sanguin autant que possible pour ne pas gaspiller du O négatif sauf cas exceptionnels et situations d’urgences. Par exemple, en cas d’accident grave sur l’autoroute, le SAMU part directement avec ce sang de donneur universel, car les urgentistes ne savent pas à quel groupe ils vont être confrontés», précise Ahmed Slimani.

>>> Retrouvez l'intégralité de notre dossier sur le don de sang.