5 choses que l'on ignore sur le don de sang

Rédaction 20 Minutes
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Seuls 3,8% des Français ont donné leur sang en 2012, un nombre insuffisant pour couvrir les besoins.
Seuls 3,8% des Français ont donné leur sang en 2012, un nombre insuffisant pour couvrir les besoins. — EFS/Sébastien MILLIER

SOLIDARITE - Les Français sont encore trop peu à donner leur sang. Que vous donniez le vôtre ou pas, il vous reste certainement de nombreuses choses à apprendre sur le sujet.

C'est douloureux, ça fatigue, je n'ai pas le temps, il n'y a pas de collecte près de chez moi, je prends un risque vis-à-vis de ma santé, l'ajournement est définitif, il y a assez de donneurs... Les idées reçues sur le don de sang sont nombreuses, quasiment toutes erronées et souvent dues à une méconnaissance de la pratique. Quelques clefs pour y voir plus clair.

Les hommes et les femmes donnent autant

Vrai et faux. Si les donneuses étaient légèrement plus nombreuses en 2012 (51%), leurs dons ne représentaient que 46% de la quantité totale de sang recueillie. Et pour cause, elles n'ont droit qu'à quatre prélèvements par an, contre six pour les hommes. L'EFS explique d'ailleurs, dans «sa démarche d'autosuffisance et de sécurité», s'être davantage appuyé sur eux cette année (ils présentent moins de contre-indications).

Les Français ne sont pas généreux

Rapporté à la population en âge de donner, l'indice de générosité atteignait 3,8% en 2012, soit un peu moins que l'année précédente (3,9%). Si les Franciliens (2,4%), sont traditionnellement peu mobilisés, Auvergnats et Alsaciens (5,4%) ainsi que Bretons (5,2%) rehaussent la moyenne nationale. Ils sont aussi plus fidèles d'une année à l'autre.

Les jeunes n'y pensent pas

Faux. La tranche de population la plus active est celle des 20-24 ans (12,98%), où l'on retrouve un nombre plus important de jeunes femmes (57%). Elle est suivie de près par les 45-49 ans (12,02%). Logiquement, les dons chutent de façon importante à partir de 65 ans (4,20%).

Il n'y a qu'une façon de donner son sang

C'est encore faux. Si le prélèvement de sang total est le plus courant (51% sur les quatorze principaux sites EFS), il est également possible de ne donner que son plasma (conservable un an, groupes AB et B très recherchés) ou ses plaquettes (cinq jours maximum). Dans ce dernier cas, douze dons par an et par personne sont d'ailleurs autorisés.

Le sang est irremplaçable

En dépit du travail réalisé par les scientifiques, aucune alternative viable n'est aujourd'hui en mesure de se substituer au sang des donneurs volontaires. Ses constituants complexes en font un produit rare et convoité:  pour répondre aux besoins des malades, l'EFS a besoin de 10.000 dons par jour. Chiffre, qu'heureusement, il arrive à atteindre.

Lou Ducreux

>>> Retrouvez l'intégralité de notre dossier sur le don de sang.