Comment dépasser sa peur de l’aiguille?

Petunia James

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De petites astuces peuvent permettre aux plus angoissés de surmonter leur peur de l'aiguille.
De petites astuces peuvent permettre aux plus angoissés de surmonter leur peur de l'aiguille. — EFS/HAMID AZMOUN

CONSEILS - C’est plus fort que vous, la seringue est un objet qui vous fait froid dans le dos. Un expert vous livre ses astuces pour dépasser votre phobie.

logo 20 Minutes«C’est froid, tout fin… Ça perce la chair, entre dedans. Rien que d’y penser ça me fait drôle», raconte Cédric Gameiro. C’est irrépressible, depuis toujours le jeune homme de 30 ans a une peur «idiote, irrationnelle des piqûres». A tel point que lorsqu’il est obligé de faire une prise de sang il retient sa respiration puis se contorsionne. "Mes doigts de pieds se replient, je serre les dents. Même quand l’aiguille est rentrée je respire à nouveau, mais suis toujours sous tension, j’ai mal, je ne suis pas rassuré», ajoute-il.

Faire confiance

Comme toutes les phobies, celle de l’aiguille est principalement psychologique. «Tout le monde le sait, ça ne fait qu’un tout petit 'pic', rien d’incroyable», convient Cédric Gameiro. «Tout est dans la tête. Il n’y a pas de douleur physique, c’est la crainte qui la crée», affirme Jérémie Fornareso, technicien de laboratoire préleveur.

Pour dépasser sa peur de l’aiguille, il faut avant tout se sentir à l’aise avec la personne chargée de vous prélever du sang. «Elle n’a pas un CAP boucherie, mais un diplôme reconnu. On est entre les mains d’un professionnel. Personnellement, j’entame la conversation, je parle de tout et de rien pour que le patient ait l’esprit focalisé sur autre chose que l’aiguille. Et au final ça se passe sans qu’on se soit rendu compte que ça ait commencé!», poursuit le laborantin.

Des méthodes de grand-mère

Afin de se préparer au mieux à vivre un prélèvement de sang, il existe tout de même quelques petites astuces. Des patches ou une crème antidouleur peuvent vous être prescrits par votre médecin. Appliqué une heure avant l’acte, leur effet anesthésiant annihile toute sensation désagréable.

«J’ai moi même peur de l’aiguille… Inspirer un bon coup au moment ou elle pénètre aide beaucoup, confie Jérémie Fornareso. Boire de l’eau avant permet aussi de gonfler les veines et de préparer au mieux le travail du préleveur.» Enfin, si le prélèvement s'effectue dans le but de donner son sang, penser à la cause, et au fait que l’on va sauver des vies permet de relativiser ce moment désagréable. «Je pourrais surmonter ma peur pour ça, et la collation finale», conclut Cédric Gameiro en riant.

>>> Retrouvez l'intégralité de notre dossier sur le don de sang.