Pain au chocolat, iPad... les donneurs au centre de l'attention

Petunia James

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Pour permettre aux donneurs de se sentir plus à l'aise, les médecins de l'EFS discutent avec eux.
Pour permettre aux donneurs de se sentir plus à l'aise, les médecins de l'EFS discutent avec eux. — EFS/Frédérique-Elsa HUGHES

REPORTAGE– Dans le centre de collecte parisien de Trinité (9e), les donneurs sont traités comme des rois…

logo 20 Minutes«Il faut démédicaliser au maximum», clame le Dr. Djamel Benomar. Responsable des sites fixes de collecte de sang de Paris et sa petite couronne de l’Etablissement français du sang (EFS), il est également à la tête du centre de Trinité. Situé au 55 rue de Châteaudun dans le 9e arrondissement de Paris, cette maison du don souhaite s’inscrire dans le paysage urbain «au même titre que le boulanger, le pharmacien ou la banque.»

«C’est la première fois que je viens ici, confie Aurélien Malgorn entre deux bouchées de pain au chocolat. D’habitude je donne dans des structures mobiles, mais ma société vient d’emménager juste à côté. C’est très pratique». Il est 9h30 et le jeune homme de 31 ans est venu donner son sang juste avant de se rendre au travail.

Mettre à l’aise

«Donner son sang c’est sauver la vie de quelqu’un. Les donneurs sont des héros des temps modernes. On les traite donc comme des invités VIP, explique le médecin. Il faut leur offrir le plus de convivialité possible pour faire en sorte qu’ils veuillent revenir.» A l’entrée, la réceptionniste qui se charge de l’accueil des donneurs ne porte pas de blouse, seul un badge indique son nom. Cela fait partie du processus de démédicalisation des maisons de don. Seuls les médecins et les préleveurs sont garants de la sécurité.

«Je donne au moins une fois par an depuis mes 18 ans, c'est une habitude familiale, explique Aurélien Malgorn. C’est ma première fois en maison et le personnel est aussi prévenant qu’en structure mobile, la sécurité du matériel aussi. Ce qui change, c’est qu’ici c’est plus confortable.» Et pour cause, l’espace collation, par exemple, ressemble à une véritable cafétéria où le choix des boissons et de la nourriture n’a rien à envier aux services de restauration classiques.

Se sentir comme chez soi

Selon le type de don, une personne peut rester entre une demi-heure et deux heures sur le site de collecte. Cela comprend le remplissage de formulaire, l’entretien avec le médecin, le prélèvement et la collation. Autant être à son aise, particulièrement si l’on n’est pas fan des aiguilles. Tout est donc organisé pour faciliter le bien-être des donneurs. Des journaux sont mis à leur disposition pour faire passer le temps lors du prélèvement ainsi que des casiers  pour qu'ils ne soient pas encombrés de leurs effets personnels, tout comme.

Mais pour un don de plaquettes,  «il faut compter 80 minutes. Ils peuvent donc choisir un DVD parmi notre filmothèque pour le visionner. Jouer, lire la presse ou consulter Internet sur des iPad… Tout est fait pour qu’ils soient le plus confortable possible», précise Djamel Benomar. Malgré tout, si le personnel sait s’effacer pour laisser leur intimité aux donneurs, ils veillent en permanence et sont à leur écoute à chaque instant.

>>> Retrouvez l'intégralité de notre dossier sur le don de sang.