Le nouveau prêt à taux zéro booste l’accès à la propriété

LOGEMENT En 2016, de nouvelles mesures ont été ajoutées au PTZ pour relancer la construction…

Laura Belleyme
Grâce à la nouvelle version du PTZ, la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) enregistre une augmentation de 40% des ménages concernés.
Grâce à la nouvelle version du PTZ, la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) enregistre une augmentation de 40% des ménages concernés. — OJO Images / Rex Features

En 2016, le prêt à taux zéro (PTZ) s’est offert un petit coup de neuf. Des ajustements ont été apportés aux conditions de souscription d’un PTZ pour élargir le public concerné. «Depuis le début de l’année 2016, 40% d’acheteurs supplémentaires peuvent souscrire un prêt à taux zéro (PTZ)», estime Jean-François Buet, président de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM).

Réservé aux primo-accédants, le PTZ peut financer jusqu’à 40% du montant de votre logement, en fonction de la zone géographique et de votre situation familiale. Considéré comme un apport personnel par la banque, il doit toujours être complété par un prêt principal.

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Des critères élargis

Mis en place au départ pour relancer la construction de nouveaux logements, il concerne aussi l’ancien. Désormais peu importe que vous habitiez Paris ou Quimper, le PTZ concerne tous les logements du territoire français. Mais à une condition, et pas des moindres. «Le montant des travaux doit représenter 25% du coût total du logement», explique Marilia Mendes, coordonateur du pôle habitat-cadre de vie à l’Union nationale des associations familiales (UNAF). Un montant difficile à atteindre pour les ménages.

L’accès au PTZ est soumis à des conditions de ressources, dont le plafond a été relevé. Exemple pour une personne célibataire  sans enfant en zone très tendue. Elle doit percevoir un salaire annuel maximum de 37.000€, au lieu de 36.000€ auparavant. Cela peut paraître infime mais Marilia Mendes insiste: «Cela permet à plus de ménages d’accéder à la propriété.»

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Autre avantage, le différé de remboursement augmente. Quèsaco? C’est la durée au bout de laquelle le propriétaire peut rembourser son prêt à la banque. Grâce aux modifications du PTZ, l’acheteur peut attendre maximum 15 ans puis rembourser sur 10 ans, soit un engagement sur 25 ans. «Plus les ressources sont faibles plus le différé de remboursement est important», précise Marilia Mendes.

Pour accéder au PTZ, il faut s’engager à rester dans le logement pendant six ans. Au bout de cette durée, le transfert du prêt est possible. «Cette mesure permet la mobilité des ménages et permet de ne pas rester piégé dans sa maison.»

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— Ministère Logement (@Logement_Gouv) 19 juin 2016



Des effets déjà palpables

Sur le marché de l’immobilier, les effets de ce PTZ «nouvelle version» se font sentir. «Avec le nouveau prêt à taux zéro, les familles se sont rapprochées de la ville», explique Marilia Mendes. Et elles y gagnent sur le long terme. Leur logement gagne en taille, en qualité énergétique, en situation… Des atouts primordiaux en cas de revente.

Avec une nuance toutefois, explique Jean-François Buet: «On ne peut pas dire qu’il est plus facile de devenir propriétaire car il faut pouvoir rembourser un  prêt. Mais c’est plus accessible grâce au marché favorable.»