Samuel Partaix, un skateur qui sort des clichés

Lauren Horky

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Samuel Partaix sur le tournage d'Antipodes, en Australie
Samuel Partaix sur le tournage d'Antipodes, en Australie — SOSH

PORTRAIT - Skateur tout terrain et photographe, Samuel Partaix ne tient pas en place. Toujours aux quatre coins du globe, il savoure sa chance de pouvoir vivre de sa passion. Une passion qu'il partagera désormais sur notre site, au travers de sa chronique...

A 25 ans, Samuel Partaix a déjà passé la moitié de sa vie sur une planche à roulettes et fait plusieurs fois le tour du monde. Des voyages qui lui ont forgé une culture unique et une ouverture d'esprit rare. « Ces qualités lui permettent de s’attaquer à n’importe quel spot, ceux où certains skateurs plus conventionnels resteraient bloqués. Il n’est pas forcément celui qui prendra le plus de risque, il n’est pas non plus le plus technique, mais il a un talent naturel et fait preuve d’énormément de créativité. Il a compris très tôt ce qu’était le skateboard, l’a abordé comme un tout. Son approche est très intelligente, or c’est là que se trouve le secret de la longévité », apprécie son team manager chez Vans, Alexis Jauzion.

Aussi à l’aise en street, qu’en rampe ou bowl

Car Samuel est à l'image du skate actuel, entre old school et new school, aussi à l'aise en street que sur une rampe ou dans un bowl, ou encore sur l'A10, tracté par un Jeep Cherokee pour les besoins du clip Tchiki Tchiki Tchiki, du duo électro Make The Girl Dance. Il n’aurait pas forcément imaginé en arriver là un jour. Pour lui tout s’est enchaîné naturellement, sans forcer son destin. « Quand j’ai commencé le skate, ça n’était que pour mon plaisir. Même si je skatais tous les jours à fond, à l’époque je n’imaginais pas devenir pro un jour. Tout est venu à moi petit à petit, sans que je ne le cherche : les rencontres, les sponsors, les premières parutions dans les magazines, les premiers trips en Europe puis à travers le monde… »

Aujourd’hui, Samuel partage sa vie entre le skate, la photo et sa copine, entre Paris, Barcelone… Et le reste du monde, puisqu’il apprécie toujours autant de voyager. « Mes sponsors m’offrent cette opportunité donc j’en profite à fond. Tous les voyages sont enrichissants, mais l'Inde, la Birmanie et l'Indonésie m’ont beaucoup marqué. J'ai été frappé par la gentillesse des gens et par la fascination qu'exerçait le skateboard sur eux. »

Skateboard et street culture s’entremêlent

Tout ça, Samuel le raconte en images sur son blog (1). Cette passion pour la photographie fait partie intégrante de son style de vie. Car « le skate n'est pas qu’un sport, c'est une street culture au sens large. Les skateurs sont très liés à l'art à travers les graphiques des planches, les photos, les vidéos… Et plus largement à l'architecture (en référence aux spots), l'art contemporain et la musique. Le skate est une sorte de performance et beaucoup de skateurs évoluent maintenant dans des carrières artistiques reconnues, comme Ed Templeton, Mark Gonzales, Spike Jonze, les mecs de Ill studio ou encore Ben Harper... » En photo comme sur son skateboard, il n’oublie pas une chose essentielle : « il faut arriver à se montrer créatif, pour se renouveler sans arrêt. » Pour ne jamais tomber dans les clichés...

(1)  Et à partir d’aujourd’hui avec ses mots, sur notre site dans La chronique de Sam Partaix