Avant les JO de Sotchi 2014, on a testé le snowboard slopestyle

Marion Buiatti

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Sur la box, ça plane pour moi...
Sur la box, ça plane pour moi... — Marion Buiatti

TEST – Nouvelle venue aux Jeux Olympiques d’hiver, le snowboard slopestyle n’en reste pas moins une discipline méconnue. On s'est rendu sur le terrain pour voir de quoi il en retourne…

Bien avant que l’un des meilleurs rider de la planète, aka Shaun White, déclare forfait en matière de snowboard slopestyle aux Jeux Olympiques de Sotchi, Cultures Urbaines avait prévu de décortiquer la discipline. Courageuse et téméraire, la néophyte que je suis s’est donc rendue à La Clusaz pour tâter du module au snowpark.

Une fois ma panoplie de parfaite snowboardeuse enfilée, je suis prête à suivre les traces de mon homologue de prénom, Marion Haerty. Le casque rivé sur mon crâne, la confiance à bloc, je redoute pourtant mes retrouvailles avec la planche : 12 ans que je n’ai pas enchaîné mes chevilles… Mais il m’en faut plus pour m’arrêter, et puis j’ai une mission à remplir.

L’œil vif, les jambes flex

Arrivée au snowpark, Olivier Thovex m’attend. Ce pro du freestyle est chargé de m’initier aux sauts et aux rails. Je m’imagine déjà évoluant avec grâce et fluidité, telle une championne des X Games… Sauf que ce n’est pas si facile. Mon professeur d’un jour, rodé question patience, rapport à ses activités de moniteur à l’ESF, m’explique tout en détails. Avant de me lancer sur une table je dois lâcher prise. Ne pas avoir peur. Comme le tigre est en moi, je décide de lui faire confiance.

Tel Arnaud Fleurent-Didier et le tennis, je fléchis bien sur mes jambes. Je focus sur ma trajectoire, prend de la vitesse et pope pour décoller. L’espace de quelques nano secondes j’ai l’impression de voler, d’être au moins un mètre au dessus du sol… Alors qu’il n’y a que 10 cm qui sépare la neige de mon corps, et que je vais bientôt la tâter de mon fessier qui restera endolori et bleuté quelques jours après mes pérégrinations.

Un fun exigeant

Olivier Thovex n’hésite pas à m’encourager, et malgré mon moindre niveau en snowboard, je m’enhardis. De même que c’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en ridant que l’on devient rideuse. Et tant pis pour mes ischio-jambiers, mes quadriceps et mes fesses ! Quand il m’annonce qu’on passe aux rails, je suis en mode tête brûlée. Rien ne peut m’arrêter, et je passe l’épreuve de la box avec succès… Si on omet ma réception, désormais légendaire, sur mon derrière.

Fière de moi, j’admets que lorsque le pro me fait une petite démo avec un 360 front Indy et des slides, je me dis que j’ai encore du boulot. Vous pouvez d’ailleurs le constater en vidéo !

MARION BUIATTI