Samuel Partaix : « Le tatouage dans le skate, c'est un peu la culture du Do It Yourself »

Samuel Partaix

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Quand il s'agit de se faire tatouer, Sam est toujours serein.
Quand il s'agit de se faire tatouer, Sam est toujours serein. — SAMUEL PARTAIX

CHRONIQUE – Le skateboard et le tatouage, c’est une grande histoire d’amour, comme en témoignage notre chroniqueur Samuel Partaix à l'occasion du Mondial du tatouage ce week-end à Paris...

« Mon tout premier tatouage a été réalisé par la mère d’un pote. Aujourd’hui décédée, celui-ci a encore plus d’importance car je l’appréciais beaucoup. Elle avait proposé de me tatouer gratuitement. J’avais 19 ans et c’est à ce moment là que j’ai commencé à vivre du skate. J’ai marqué le coup avec un dessin d’Hugo Liard, le créateur de la marque Antiz, qui représente un ange avec un skate dans la main.

Depuis, je me suis fait faire une vingtaine d’autres dessins comme celui sur mon pied qui est une sorte de symbole du paradis pour un skateur. C’est une pool (une piscine américaine) qui ressemble à un bowl avec un palmier que j’ai fait à New York. J’en ai aussi sur les bras, les jambes et les côtes. Il y a pas mal de place sur le corps mais j’ai pas envie d’être “full tattoo”. Je ne me tatouerais pas les mains, ni le cou où la tête par exemple. J’ai des amis qu’ils l’ont fait et je respecte, chacun fait ce qu’il veut. C’est juste trop engagé pour moi. Je n’ai pas envie de dévoiler certains trucs quand je fais des rencontres.

Home made

Le milieu du skate est relié à tout un tas d’art comme la musique, l’art, la photo, le tatouage… Beaucoup de skateurs sont tatoués. On fréquente souvent les mêmes bars que les tatoueurs, que ce soit en France ou à l’étranger. Ils sont super sympathiques et, en général, ils aiment bien nous tatouer parce qu’on voyage beaucoup, on fait des photos pour des magazines, des vidéos…

C’est aussi un peu pour ça que n’ai jamais vraiment payé mes tatouages. C’est toujours des potes qui me les font, alors je leur file juste quelques thunes pour acheter des bières… C’est un peu la culture Do It Yourself, on fait ça à la maison comme un symbole d’amitié. Je ne cherche pas le tatouage parfait, même si je réfléchis quand même à ce que je veux et dans quel style. Chaque artiste à son univers, et on a vite fait de se faire engrainer !

Une pratique addictive

Le tatouage est vachement addictif. En plus, ma copine pique et a un bon niveau. Elle s’est fait un cahier de tattoos flash, des petites pièces, donc je pense qu’elle va m’en faire un. J’ai aussi un pote ‘ricain qui habite juste à côté de chez moi à Berlin qui travaille sur un dessin pour moi. Je pense qu’il va me tatouer une roue de skate avec une inscription à l’intérieur qui dirait un truc du style “Keep rollin’”. Ça va être cool.»

SAMUEL PARTAIX