Les choses à savoir avant de parier sur le mauvais cheval

hippisme Quelques conseils utiles de la part de pronostiqueurs experts pour les novices des champs de course...

Pierre Brun
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Alors, lequel de ces deux chevaux a l'air le plus en forme ?
Alors, lequel de ces deux chevaux a l'air le plus en forme ? — Hugh Routledge/REX/Shutterstock

Bien sûr que c’est tentant, de miser sur Cacahuète du Logis, Tonton au Tibet ou Pantoufle. Mais, quand on ne connaît rien de rien au monde un peu compliqué des courses hippiques, est-ce vraiment une bonne idée de placer ses premiers paris en fonction des noms plus ou moins rigolos des chevaux? Pas vraiment.

Pariez simple

Nous avons donc demandé à des experts par où commencer pour laisser un peu moins de place au hasard. «Première chose, répond José Covès, pronostiqueur historique sur Europe 1 depuis plusieurs décennies, il faut commencer par le pari simple.» C’est-à-dire par miser sur un cheval plutôt que d’espérer décrocher le quinté dans l’ordre.

Une borne de paris. Crédit : Meigneux/Sipa.
Une borne de paris. Crédit : Meigneux/Sipa.

Mieux: «placez plusieurs paris simples par course, reprend José Covès. Mon conseil, c’est un gagnant et deux placés.» Si l’un de ces deux chevaux placés arrive dans les trois premiers, votre mise vous sera remboursée. Le reste, ce sera du bonus. D’accord, mais alors, on parie sur Schtroumpf Cabane ou sur Ténor Orange?

La tête haute et l’œil vif

«Un gros plus, pour José Covès, c’est d’aller sur l’hippodrome. Et d’observer avant chaque course les chevaux au rond de présentation, pour savoir s’ils sont en forme.» Et c’est quoi, un cheval en forme? «Un cheval pas trop gros, affûté comme une lame de rasoir. S’il a la tête basse, c’est qu’il broie du noir. Il doit avoir le port de tête haut, les oreilles pointées, l’œil vif.» Autre conseil: «Parlez aux gens. Vous savez, ces vieux turfistes au bord de la piste. Ils en savent long!»

Écouter la musique

Le pronostiqueur Tony Gonzalez. Crédit : Tony Gonzalez.
Le pronostiqueur Tony Gonzalez. Crédit : Tony Gonzalez.

Ensuite, jetez un œil au programme des courses. Tony Gonzalez, journaliste pour l’agence de presse A2PRL et champion de France des pronostiqueurs hippiques, nous aide à décoder ce document plein de chiffres! «Il ne faut pas trop se focaliser sur les cotes des chevaux, explique-t-il, mais plutôt regarder leurs performances récentes. Ce qu’on appelle «la musique»».

Autre truc de Tony Gonzalez: cherchez «la petite mention D4 à côté du nom du cheval, qui signifie qu’il est déferré, qu’il court sans ses chaussures. Donc plus vite.» José Covès explique: «On ne peut pas déferrer les chevaux souvent. Si l’entraîneur l’a fait, cela signifie qu’il avait cette course dans le viseur avec ce cheval. Pour lui, c’est le jour J.» Pour vous, ce sera le jour J pour crier de toutes vos forces dans les tribunes de l’hippodrome: «Allez, Tarte Fine!»