Comment sont attribués les sièges dans les trains?

Placement Lorsqu'on réserve sa place dans le TGV, on a le choix sur plusieurs critères. Pour le reste, tout est question d’algorithme...

Jade Raffat

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Dans les voitures des TGV, les voyageurs sont placés selon leur profil.
Dans les voitures des TGV, les voyageurs sont placés selon leur profil. — Y. Audic/SNCF

Lors de la réservation d’un voyage en train, nous sommes nombreux à nous précipiter sur les places côté fenêtre pour observer les paysages défiler. Mais ce que nous ne choisissons pas, ce sont les voitures et les numéros du siège où nous allons passer les quelques prochaines heures. Cette attribution est réalisée par SNCF selon un algorithme aux critères divers.

«Proposer la meilleure place»

Capture d'écran / Application mobile Voyages-SNCF
Capture d'écran / Application mobile Voyages-SNCF

A l’achat d’un billet de TGV, nous avons le choix du siège: en première ou seconde classe, côté fenêtre ou côté couloir, dans le sens de la marche. Pour les autres critères (voiture, numéro de siège, etc.), c’est l’algorithme de placement SNCF qui choisit: «Il sélectionne la place la plus en adéquation avec la demande effectuée par le voyageur en fonction des places disponibles sur le train», annonce Jérôme Barbeau, responsable du système central de réservation chez SNCF Mobilité.

Avec cet algorithme, deux types de critères sont pris en compte: ceux considérés comme «impératifs» (choisir une classe ou une place pour les personnes à mobilité réduite) et ceux plus «préférentiels» comme choisir la fenêtre, le couloir ou le sens de la marche.

Pour définir qui s’assoit où, SNCF et son algorithme appliquent certaines règles. Maurice Mesli, expert placement SNCF, nous en explique une: «Si une personne voyage seule, l’algorithme va privilégier une place isolée puis en «duo» et, enfin, en «carré» (les espaces à quatre sièges avec une tablette centrale). A l’inverse, si les voyageurs prennent le train par groupe de trois ou quatre personnes, le «carré» va être privilégié par l’algorithme de placement puis le «duo», etc. En soi, l’algorithme applique des règles logiques.

Des voitures pour chaque type de voyageurs

Des voyageurs en TGV. Crédit photo: B. Baudesson / SNCF
Des voyageurs en TGV. Crédit photo: B. Baudesson / SNCF

«On essaye de réunir les différentes “familles de voyageurs” dans une même voiture», explique Jérôme Barbeau. Le placement n’est pas un algorithme aléatoire: «Le but est de favoriser la proximité et le confort du voyageur», explique le responsable SNCF du système central de réservation. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, les trains ne sont pas remplis dans l’ordre de numérotation, voiture après voiture: «On applique au maximum la technique du “saupoudrage” avec l’algorithme», déclare Maurice Mesli.

Suivant les dates et les heures d’achat de leurs billets, les voyageurs sont répartis dans les voitures «pour faciliter la descente lors des arrêts en gare», commente l’expert placement. «Le but de l’algorithme est de garantir le maximum de confort et de faire du sur-mesure», synthétise son collègue.

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L’outil évolue constamment «en fonction des demandes du service marketing qui récolte et analyse en permanence les besoins et remontées des usagers», ajoute Jérôme Barbeau. Peut-être qu’à l’avenir nous choisirons notre place dans le train à l'aide de la réalité virtuelle...