SAHEL - Le projet de développer la culture et la consommation de hanza a été retenu pour le Challenge Climat, concours sur l’innovation face au dérèglement climatique organisé par l’Agence française de développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

Josef Garvi, Directeur général de Sahara Sahel Foods, spécialiste de la production alimentaire sur terre aride et participant au concours Challenge Climat explique son projet de valorisation du hanza.

Pourquoi avez-vous choisi le hanza pour participer au concours Challenge Climat?

C'est un arbuste qui pousse abondamment au Sahel. Il donne des fruits jaunes au jus sucré et une graine terriblement amère. Cette graine est riche en protéines (20%) et glucides (60-70%). Après un traitement, elle peut être rendue comestible et servir d'aliment de base.

Est-ce un aliment qui résiste à la sécheresse?

Le hanza est capable de pousser naturellement dans les zones les plus arides, sans irrigation ni engrais. Il peut donner de bonnes récoltes même après plusieurs années de sécheresse.

En quoi consiste le projet d'exploitation modernisée du hanza au Niger?

Il s'agit de développer des méthodes de transformation du hanza et d'élaborer de nouvelles recettes (farine, couscous, gâteaux, boissons...). Jusqu'à présent, le hanza était qualifié d'aliment de famine, donc la majorité des Nigériens avaient honte d'en consommer. Nous souhaitons le revaloriser, créer de la fierté autour de ce produit, relancer sa consommation et sa filière. Car en plus de protéger la biodiversité et de nourrir les populations sahéliennes, le hanza garantit à ses cultivateurs une source de revenus.

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