L’observation satellite pour «détecter les changements»

Nicolas Robert

— 

L'observation des zones forestières par satellite, comme ici au Malawi, permet de gérer les besoins écologiques au plus près.
L'observation des zones forestières par satellite, comme ici au Malawi, permet de gérer les besoins écologiques au plus près. — Sipany/Sipa

SURVEILLANCE - Grâce à une observation régulière des forêts par satellite, l'Agence française de développement (AFD) peut intervenir au mieux dans les forêts du bassin du fleuve Congo.

itw satellite
itw satellite
En Afrique centrale, les forêts sont étudiées depuis le ciel. Chef de projet biodiversité au sein de l’AFD, Karen Colin de Verdière explique comment ça marche.

A quoi sert l’observation par satellite?

Elle permet d’obtenir des images plus précises sur la forêt et son évolution. Grâce à cela, on peut cartographier toutes les forêts du bassin du Congo (3 millions de kilomètres carrés). Sur le terrain, on ne pourrait pas le faire de la même façon sur une telle superficie, car il y a peu d’accès forestiers.

Dans quelles conditions le projet s’est-il développé?

L’AFD s’est engagé dans cette voie en 2009, lors du sommet de Copenhague sur le climat, dans le cadre d’un partenariat avec Airbus Defence and Space. Cela permet de mettre à disposition gratuitement des images satellite haute résolution à toutes les administrations comme aux instituts de recherche, ONG ou bureaux d’études.

Quelles sont les perspectives?

Une cartographie forestière historique a été mise en place sur une zone de 300.000 km2 en République Centrafricaine en 2012. Elle permet de détecter les changements entre 1990, 2000 et 2010. La même expérience est actuellement en cours, depuis 2014, au Cameroun autour d’une zone de même taille.

>>> Retrouvez l'ensemble de notre dossier sur les enjeux climatiques