Le neuf met le cap au sud de Nantes

Rédaction 20 Minutes

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Face à la forte demande d'immobilier dans la banlieue nantaise, les constructions de lotissement ont beaucoup augmenté ces dernières années.
Face à la forte demande d'immobilier dans la banlieue nantaise, les constructions de lotissement ont beaucoup augmenté ces dernières années. — Gile Michel/Sipa

ATTRACTIVITÉ- Selon le dernier sondage du site Explorimmo.com, Nantes est la ville la plus dynamique de France. Pour qui souhaite bâtir, c'est au sud de la Loire qu'il faut chercher un terrain.

logo 20 Minutes«A Nantes Métropole, il y a eu trop de permis de construire et les équipements ne suivent pas, alors que Nantes reste attractive», note Hélène Sirjean, gérante depuis trois ans de la société de géomètres Geolise. Employée par les lotisseurs, elle pose un regard expert sur le marché du neuf dans l'agglomération nantaise. Comme d'autres grandes métropoles traversées par un fleuve, la ville s'est déséquilibrée au fil du temps au profit du nord de la Loire.

Mais depuis qu'elle s'est installée, la géomètre intervient beaucoup plus au sud: Saint-Sébastien-sur-Loire, Bouaye, Basse et Haute-Goulaine ou Vertou même si cette dernière commune connaît lotiégalement «un ralentissement étant donnée l'énorme demande de permis de construire.» Il faut dire que la réalisation du pont Eric-Tabarly, il y a tout juste trois ans, au-dessus de la Loire, a donné un nouveau souffle au sud en décongestionnant l'accès au centre-ville.

Petites surfaces

En centre-ville ou en périphérie, le terrain sera forcément petit. «Quand j'ai commencé mon activité, il y a dix ans, le minimum requis était supérieur à 1.000 mètres carrés. Mais ça c'est beaucoup réduit. Depuis six ou sept ans, explique cette professionnelle, on arrive à faire deux terrains avec 600 mètres carrés.» Les annonces abondent dans son sens. Des terrains de 200 ou 250 mètres carrés sont proposés à la vente dans les quartiers qu'elle cite. Mise à prix 100.000 € environ.

L’hypercentre offre peu d'opportunités et, quand bien même, le prix serait en conséquence. «Cependant, des maisons des années 1950 du centre-ville sont détruites au profit de nouvelles constructions. Nantes est une ville qui se reconstruit beaucoup sur elle-même.» De nombreuses friches industrielles comme celle des chantiers navals Dubigeon sur l'île de Nantes sont également destinées à la création de nouveaux quartiers, mais réservées à des promoteurs immobiliers.

>>> Retrouvez la suite de notre dossier «Construire sa maison»

Guillaume Salacroup