Qui n’aime pas une bonne devinette? Ushopia.fr, l'une des 10 start-up sélectionnées au challenge 20 Minutes - Soon Soon Soon, en raffole. Le site d’Alexandre Mallet et Valentin Miraille se fait fort de trouver, en quelques questions posées à l’internaute, le produit high-tech qui correspond le mieux à ses besoins. Vous cherchez une tablette pas trop grande, compatible 4G, dotée d’un écran haute définition? D’après l’algorithme des petits Français, la Nvidia Shield Tablet est à 71% l’objet qu’il vous faut, suivi de près (57%) par l’iPad Air 2.

Des milliers de produits référencés

Lancé le 22 mai en version bêta, Ushopia.fr référence 10.000 produits disponibles en ligne, et les principaux sites marchands français. «L’idée, c’est de réunir en un même lieu toutes les informations et tous les objets existants pour choisir de manière impartiale et indépendante», résume Alexandre Mallet.

Comme on se jette sur Google à la moindre question laissée sans réponse, le jeune entrepreneur voudrait faire d’Ushopia le moteur de référence quand on songe à faire un achat. En touchant une petite commission (de 2 à 6% du prix de vente) au passage. «Le but de notre site, c’est de permettre à des néophytes de trouver le modèle qu’il leur faut parmi les 1.000 mobiles ou 3.000 casques sur le marché sans qu’ils aient à solliciter qui que ce soit». D’où le slogan, «acheter comme un expert sans l’être».

En pratique, Ushopia est un cousin pas très éloigné d'Akinator, le génie du Web. «L’algorithme est un peu différent, mais l’approche est la même», rebondit Alexandre Mallet, qui compare la banque de données d’Ushopia à un gigantesque tableur Excel. A chaque question, les mailles du filet doivent se resserrer et éliminer un maximum de cases, autrement dit, de produits. «Techniquement, c’est un vrai challenge. Chaque fois que l’internaute répond, l’indice de pertinence de tous les objets analysés est actualisé en moins d’une seconde.»

L'électroménager en ligne de mire et bientôt... l'immobilier

Il faudra bien que la technique suive, parce que la start-up ne cache pas son appétit. D’ici la fin d’année, le nombre de produits référencés devrait être multiplié par cinq, avec l’ajout au catalogue des pièces détachées et périphériques high-tech et, surtout, de tout le rayon électroménager. A en croire son président, la start-up ne devrait pas s’arrêter là et étendre ses algorithmes jusqu’aux biens immobiliers. L’ushopie n’est plus très loin de se réaliser.


Pour en savoir plus sur l'origine d'Ushopia:

logo_beta_frIls en ont eu assez de jouer les conseillers high-tech à chaque fois qu’un proche songeait à faire un achat. Le concept à la base d’Ushopia ne tient, presque, qu’à ça. «On était très sollicités et en même temps on ne pouvait pas connaître tous les produits. Le marché évoluait trop vite», se souvient Alexandre Mallet. Celui-ci rencontre son futur associé et cofondateur d’Ushopia, Valentin Miraille, en 2012 lors d’un stage. «J’avais déjà l’idée, mais l’on n'avait pas encore les épaules pour se lancer. On travaillait dessus après le travail, puis, un soir, on s’est dit que quelqu'un allait nous coiffer au poteau, et on a tout arrêté pour s’y consacrer.» A temps plein sur Ushopia depuis le 1er janvier 2014, les deux start-upeurs ont depuis été rejoints par six collaborateurs. Bien qu’encore en version bêta, le moteur de recherche est déjà à un tournant de sa jeune carrière avec la perspective d’une première, et importante, levée de fonds (1,5 million d’euros). Cet apport devrait permettre au service de se faire connaître du grand public, mais aussi d’adapter le niveau des questionnaires automatiquement au profil de l’internaute.

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