Comment accompagner son enfant durant ses années lycée?

Scolarité Ne pas les stresser tout en étant présent, voici l'équilibre délicat à trouver pour les parents entre la seconde et la terminale...

Louise Gully

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Pour soutenir son enfant au lycée, le tout est de l'aider sans lui mettre la pression.
Pour soutenir son enfant au lycée, le tout est de l'aider sans lui mettre la pression. — PeopleImages

Ah le lycée! Le bac, les amours, le permis de conduire... Dans une période de transition entre l’enfance et l’âge adulte, le plus dur pour les parents est d’accompagner leur enfant, sans entrer en conflit avec lui ou lui causer des angoisses. Notre guide en trois étapes.

1. Comprendre son fonctionnement

Pendant qu’il planche sur ses révisions, vous aussi vous allez devoir bûcher. Votre sujet d’étude? Votre rejeton. Pour l’aider à s’épanouir, vous devez trouver son mode d’emploi. «Si l'on demande à un enfant de travailler dans le silence et sans bouger, pour certains cela fonctionnera, alors que pour d’autres ce sera complètement insupportable. Résultat: il passera son temps à essayer de canaliser son énergie ou son attention plutôt que d’apprendre», remarque Etienne Brunet, coach de vie à Bordeaux.

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«On doit autoriser l’enfant à utiliser des stratégies qui marchent pour lui», poursuit le spécialiste. Pour les élèves complètement perdus, Anne Phénix, fondatrice de l’agence de coaching bordelaise Phénix Coaching, recommande de «faire un bilan d’orientation scolaire». Plus généralement, «on a le droit de se tromper. Il faut dédramatiser l’échec et toujours maintenir l’enfant dans un environnement positif», affirme Etienne Brunet.

2. L’accompagner, sans le stresser

Dédramatiser l’échec ne veut pas dire l’encourager. Vous allez légitimement vouloir l’aider à faire les bons choix et c’est souvent là que ça se corse. Au lycée, «on attend des enfants qu’ils deviennent autonomes et, en même temps, les parents ont du mal à les lâcher. Le plus difficile est de trouver le juste milieu», note Anne Phénix.

Pour la spécialiste de l’orientation scolaire, afin de soutenir les jeunes dans cette étape de leur vie, «on peut les accompagner aux journées portes ouvertes des écoles supérieures». Pour elle, il est préférable est de s’y rendre en classe de première, «car les élèves sont plus chargés en terminale».

La journée portes ouvertes est un bon moyen d’orienter l’élève et de voir si l’environnement lui correspond. «Par exemple, à Bordeaux, il existe deux écoles de commerce très différentes: une grande “à l’américaine” et une autre plus familiale. Ces deux types d’établissements ne peuvent pas correspondre à toutes les personnalités», ajoute-t-elle.

3. Ne pas minimiser ses sentiments

Le rassurer c’est bien. L’écouter c’est encore mieux. Mais l’écouter vraiment, comme un parent aimant, pas comme un conseiller d’orientation, car malgré toutes les bonnes intentions du monde, le coach de vie constate que «parfois, les parents s’intéressent moins aux histoires de cœur ou d’amitié de leurs enfants qu’à leurs résultats scolaire. Jusqu’à 30 ans, notre cerveau est en développement et beaucoup plus sujet aux émotions». Minimiser les sentiments de votre progéniture peut donc créer chez elle un grand sentiment de frustration.

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D’autant qu’en terminale, l’enfant devient adulte, ce qui génère souvent une forme de rébellion contre l’autorité parentale. Anne Phénix constate que «si les adultes demandent tout le temps des comptes à leurs enfants, la pression va se transmettre et provoquer du stress. Je recommande de faire des pauses en effectuant des activités annexes en famille».

Faire du sport, aller au cinéma, se promener… Dans tous les cas, les années lycée risquent d’être une période tendue, alors autant s’offrir de bons moments et en plus c’est bon pour le cerveau.