Il faut croire que le 13 porte bonheur. C’est un mois jour pour jour après la libération des mineurs chiliens qu’intervient celle d’Aung San Suu Kyi, leader politique birmane opposée au régime de son pays. Le prix Nobel de la paix en 1991 avait passé 15 des 21 années précédentes détenue. Sa libération déclencha une avalanche de déclarations politiques réjouies. La Dame de Rangoon n’en perdit pas pour autant la tête. « C’est bien d’avoir des gens qui ont pour vous de la sympathie. Mais au bout du compte ce sont vos deux jambes qui doivent vous faire avancer. » Les siennes la porteront peut-être un jour à la présidence de son pays, pour son plus grand bonheur à elle.

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