Les écoles hors Parcoursup, un choix à envisager

ORIENTATION Et si la formation idéale n’était pas sur Parcoursup ? La plateforme officielle des choix d’orientation ne référence qu’une partie des possibilités

Jeanne Lemercier

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Les élèves de terminale peuvent entrer leurs vœux sur Parcoursup et candidater en parallèle dans les formations qui n'y sont pas référencées.
Les élèves de terminale peuvent entrer leurs vœux sur Parcoursup et candidater en parallèle dans les formations qui n'y sont pas référencées. — M. Pavlova / Getty Images

« Depuis que Parcoursup existe, on a l’impression qu’il n’y a plus que ça. » Julie Mleczko, rédactrice en chef du site dédié à l’orientation Studyrama, sait pourtant que la plateforme web destinée à recueillir les vœux d’orientation des futurs étudiants est loin de répertorier l’ensemble des possibilités qui s’offrent à eux. « Il y a aujourd’hui entre 16 et 17 000 parcours proposés sur la plateforme, poursuit-elle, mais de nombreuses écoles privées conservent leur propre mode de recrutement. »

Pour en donner toute l’étendue, Studyrama a édité, il y a deux ans, un livre blanc de 20 pages consacré aux alternatives à Parcoursup, téléchargeable gratuitement sur son site. Les dizaines de formations en commerce, ingénierie, art, communication, journalisme, gestion ou encore tourisme, sont autant d’options à étudier, d’autant plus que l’angoisse est grande de ne voir aucun des vœux formulés sur Parcoursup aboutir.

Un calendrier contraignant

Pourquoi certaines formations sont-elles alors accessibles via Parcoursup et pas d’autres ? D’abord, parce que la plateforme n’intègre pour l’instant que les formations publiques ou sous contrat d’association avec l’Etat. Exit, donc, les écoles privées. « Quand c’est privé, c’est connoté ʺTu achètes ton diplômeˮ̏. Toutes les formations ne se valent certes pas, mais ce qui compte, c’est le travail que tu mets derrière. Si on peut le faire, il ne faut pas se limiter à cela », note Julie Mleczko. De plus, toutes les écoles n’ont pas envie d’être soumises à cette procédure de recrutement stricte, au calendrier contraignant de réception des dossiers, d’organisation des examens. « L’idéal serait que tout ce qui existe soit sur Parcoursup pour qu’il y ait une égalité de traitement et que le futur bachelier puisse s’y retrouver », ajoute la spécialiste.

L’orientation, « un job à mi-temps »

En attendant, elle conseille de postuler via Parcoursup pour certaines formations, mais aussi directement auprès d’écoles privées. « Cela dépend des études que l’on souhaite entreprendre. La psycho, la santé, le droit ou Staps, qui s’enseignent à l’université, ne passent que par Parcoursup, mais pour d’autres domaines, rien n’empêche de faire les deux. » L’important étant de ne pas passer à côté du cursus qui correspond le mieux à son projet, compatible avec sa personnalité ou encore son lieu d’habitation. « Le plus compliqué dans tout cela est de savoir ce qu’on veut faire. L’orientation, c’est un vrai job à mi-temps quand on est étudiant ! »

Quelles infos sur les écoles hors-Parcoursup ?

Comment se renseigner sur les formations hors-Parcoursup et juger de la qualité des enseignements ? Le site de l’école, ou les informations répertoriées sur les sites consacrés à l’orientation (L’Etudiant, Studyrama… pour ne citer qu’eux) donneront une première idée. Il est conseillé de « fréquenter » les salons étudiants, dont la plupart sont maintenus en visio, avec une réelle possibilité de dialoguer avec les responsables des écoles et d’anciens élèves. Une visite sur place permet aussi d’évaluer la structure et de savoir si l’on s’y voit bien.