« Sciences et Avenir » a repéré 100 trésors pour les vacanciers français

Médias Pour l'été, le magazine scientifique est parti à la recherche de pépites qui raviront les vacanciers restés en France. Laissez-vous guider

Romain Gouloumès
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Parmi les trésors, de très beaux spots de randonnée dans des lieux pleins de vies présentes ou passées.
Parmi les trésors, de très beaux spots de randonnée dans des lieux pleins de vies présentes ou passées. — bfk92
Carole Chatelain, directrice de la rédaction de « Sciences et Avenir La Recherche ».

Au côté du dernier Mussot ou Marc Lévy, ce sera certainement l’un des page turner de l’été. Le numéro estival de nos confrères de Sciences et Avenir La Recherche (avec qui l’on produit le podcast « Sixième Science ») a lui aussi trouvé la recette pour transporter le lecteur. Sorti le 1er juillet, le magazine renferme dans son dossier central une chasse aux trésors scientifiques à travers toute la France.  Les journalistes en ont listé pas moins de 100, alternant entre musées inconnus au bataillon, sites d'exception et curiosités de la nature ou de l'activité humaine. Avant de le glisser dans votre valise, briefing avec Carole Chatelain (photo ci-contre / B.Martinez), directrice de la rédaction et dénicheuse de pépites en chef.

Comment est venue l’idée qui a donné naissance à ce dossier ?

Evidemment, elle est liée au confinement. On s’est dit que, cet été, la plupart de nos lecteurs allaient prendre leurs vacances en France, et qu’il fallait leur offrir des possibilités de sorties. D’où l’idée de leur proposer des trésors méconnus. Ce n’est pas précisé en couverture, mais la rédaction a vraiment eu la volonté de dénicher des trésors que vous ne trouverez pas ailleurs. Plusieurs chercheurs de renom partagent également avec nous leurs coups de cœur.

La double-page d'ouverture du dossier.
La double-page d'ouverture du dossier. - Sciences et Avenir La Recherche

Qu’entendez-vous par « trésor scientifique » ?

Le site doit être d’intérêt scientifique, mais cela peut être dans des domaines très différents ; du patrimoine naturel, architectural jusqu’aux lieux de sciences, où œuvrent les chercheurs. La sélection est d’autant plus large qu’elle couvre le territoire métropolitain et outremer. On vous emmène par exemple dans le parc archéologique des Roches gravées en Guadeloupe, qui est peu référencé malgré sa richesse. Dans un tout autre registre, vous pourrez être tentés de découvrir les rails en T de l’aérotrain,  précurseur génial de notre TGV, qui n’a jamais été commercialisé. 
Quelques pages plus loin, les lecteurs trouveront notre carte de France des sites à ciel ouvert où l’on peut observer des traces de pas de dinosaures ou leurs ossements. Le point commun de tout ça, c’est qu’il s’agit de pépites que les vacanciers ont peu de chance de connaître. Par exemple, si vous visitez Balazuc (Ardèche), qui compte parmi les plus beaux villages de France, vous y trouverez également  un musée avec une collection extraordinaire de près de 600 fossiles d’intérêt majeur. Tomber sur une perle pareille pendant ses vacances, c’est totalement inattendu.

Parlons du casting. Quels ont été vos critères de sélection pour retenir 100 trésors sur, j’imagine, bien plus de propositions ?

La couverture du double numéro de cet été.

On avait d’abord une contrainte géographique, c’est que toutes les régions soient représentées, afin que le lecteur trouve matière à satisfaction quel que soit son lieu de villégiature. Après ça, l’étonnement était vraiment notre premier critère de choix. Pour être retenue, il fallait qu’une proposition de sortie soit inconnue ou presque du reste de la rédaction. Que l’on soit dans la découverte pure. Saviez-vous que l’Ardèche compte plus de dolmens et de menhirs que la Bretagne ? On l’ignorait. Si je devais résumer, ce dossier a été conçu comme un page turner avec plein de possibilités de sorties et de week-end, que ce soit pour l’été ou après.

Personnellement, quel a été votre coup de cœur ?

Si je ne devais en citer qu’un, ce serait la Tapisserie de l’Apocalypse, à Angers (Maine-et-Loire). Tout le monde connaît la tapisserie de Bayeux, celle-là les lecteurs n’ont pas besoin de nous pour la découvrir. De par son thème, son gigantisme (141 m de long sur 4,60 m de haut), mais aussi son exécution (réversible, la tapisserie ne laisse aucun fil apparent sur ses deux faces), celle-ci, très bien mise en valeur dans le château d’Angers, vaut au moins autant le détour. On est clairement sur une pépite d’ordre mondial.

En plus de ce dossier, que trouveront les lecteurs dans les pages de cette édition estivale ?

Beaucoup de choses. On s’est intéressés, par exemple, au moustique tigre. Arrivé en 2004, il s’est répandu depuis sur presque deux tiers du territoire national. Le sujet est abordé sous tous les angles : comment s’en protéger, ne pas être piqué, comment l’insecte évolue. Sur une note plus tech, un de nos journalistes s’attarde sur le sujet des deep fake, ces vidéos qui s’appuient sur l’intelligence artificielle pour faire dire n’importe quoi à n’importe qui. De nombreuses équipes sont sur le pied de guerre pour combattre ces tentatives de manipulations, notamment dans le secteur bancaire. D’autant que distinguer le vrai du faux est très compliqué. Ça se joue à peu de choses, comme les reflets de la lumière dans les yeux. On assiste à une vraie course à l’échalote entre ceux qui utilisent l’image truquée pour manipuler l’audience, et tous les autres auxquels cela porte préjudice.