Comment bien choisir son assurance habitation lorsqu'on est étudiant

logement Assurer son appartement lorsqu'on a un petit budget nécessite quelques conseils

Elna Hartman

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Bienvenue chez vous. Mais attendez, vous avez pensé à l'assurance?
Bienvenue chez vous. Mais attendez, vous avez pensé à l'assurance? — Purestock / Sipa

Le chat a son panier, les clés sont récupérées, il ne manque que l’assurance habitation avant de poser les cartons. Pour les étudiants, cette attestation coûtera en moyenne 64€ par an à la rentrée pour 20m2, selon la Fédération des associations générales étudiantes (Fage).

Mais d’un organisme à l’autre, le coût et les garanties peuvent varier. Aussi, pour tenter de limiter les déconvenues et faire baisser la facture, « des associations mettent en place des partenariats, raconte Orlane François, présidente de la Fage et étudiante en Staps. Car on sait que les étudiants précaires n’ont pas les moyens de dépenser plus que le tarif de base. Et cela peut engendrer des problèmes ». C’est ce qui est arrivé à Claire, 28 ans, étudiante à Marseille. Une vitre de son studio s’est brisée, « un truc tout bête ». Le jour même, elle a appelé son assurance. « C’était un week-end, donc personne avant lundi et j’ai dû payer 150€ de franchise pour qu’ils interviennent. »

Surtout, comparer les offres

La protection contre les bris de glace est l’un des aspects obligatoires dans l’assurance habitation, comme les dégâts des eaux, les incendies ou encore la responsabilité civile. En revanche, la franchise peut varier d’un organisme à l’autre. Et en cas de défaut de présentation d’assurance, le bailleur peut choisir l’organisme de son choix, le facturer à son locataire, voire résilier le bail. « C’est pour cela qu’il est important de prendre le temps de comparer », souligne Orlane François.

D’autant plus lorsque les locaux sont vétustes. « Si les bâtiments sont anciens, les canalisations le sont aussi, souligne le service juridique de l’Agence départementale d’information sur le logement de Paris (Adil Paris). Contrairement à un ravalement de façade, restaurer la plomberie ne se voit pas et ne fait pas monter la valeur du bien. Les propriétaires rechignent donc à entreprendre des travaux si coûteux. »

Le cas épineux des colocataires

Autre point à considérer : l’assurance des biens personnels. « Si cela est possible, cette option est avantageuse, souligne la présidente de la Fage. En cas de cambriolage le rachat d’un ordinateur peut rapidement être problématique. » Il en est de même pour les colocations. Le contrat peut être source de tensions si « les colocataires n’ont pas la même valeur de biens », avertit le service juridique de l’Adil Paris. Aussi, des assurances séparées peuvent être une solution. « Cela permet une plus grande personnalisation, une résiliation plus rapide et ce n’est pas plus cher. » Reste à savoir qui s’occupera de remplir le dossier pour déclarer le dégât des eaux de la salle de bains.