Endurance: Le final du championnat du monde se jouera aux 24 Heures du Mans

Dernier acte L’édition 2019 des 24 Heures du Mans sera aussi la dernière course du championnat du monde d’endurance FIA (FIA WEC) 2018-2019

Augustin Chalot

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Les vainqueurs de l'édition 2018 des 24 Heures du Mans, l'équipe Toyota Gazoo Racing (Fernando Alonso, Kazuki Nakajima, Sébastien Buemi).
Les vainqueurs de l'édition 2018 des 24 Heures du Mans, l'équipe Toyota Gazoo Racing (Fernando Alonso, Kazuki Nakajima, Sébastien Buemi). — Thibault Camus/AP/Sipa
  • L’édition 2019 des 24 Heures du Mans mettra un point final à la saison 2018-2019 du championnat du monde d’endurance FIA (WEC FIA).
  • Cette saison commencée en avril 2018 a la particularité de compter deux éditions des 24 Heures du Mans.
  • En 2018, Toyota avait placé deux équipages sur le podium.

24 heures, ça fait une longue ligne droite. « Il fallait régler cette anomalie et remettre les 24 Heures en conclusion du championnat du monde d'endurance FIA (FIA WEC) », assure Pierre Fillon, président de l’Automobile club de l’Ouest (ACO) et organisateur de la mythique course. C’est désormais chose faite avec la saison 2018-2019 qui permet de faire la transition entre l’ancien calendrier et le nouveau, « plus adapté ».

Depuis la création du WEC en 2012, le championnat se déroulait d’avril à décembre. Laissant les 24 Heures, historiquement en juin, « dans le ventre mou » de la compétition. Illogique d’après Didier Laurent, président de l’Auto press club. Pour le journaliste, « les 24 Heures doivent être le point d’orgue des championnats d’endurance. 100 % des pilotes préfèrent gagner cette course plutôt que le championnat. »

Double ration de 24 Heures dans une même saison

Un constat partagé par Pierre Fillon : « Le Mans est la compétition la plus prestigieuse pour le public, les constructeurs et les pilotes. » Elle est aussi la manche des championnats qui rapporte le plus de points, le rendez-vous à ne pas manquer pour les écuries qui se disputent le titre. Rien n’est d’ailleurs encore joué à deux courses de la fin de la saison, le championnat du monde devrait donc se décider sur le circuit de la Sarthe.

Cette année, le championnat a commencé en mai 2018 et se terminera seulement en juin 2019 avec la seconde session des 24 Heures du Mans de la saison. « La compétition est plus longue, plus difficile à gagner, les enjeux sont sans précédent pour les pilotes et les écuries », appuie Pierre Fillon. Notamment car certains se sont rapprochés de la star Fernando Alonso et de son écurie Toyota lors de la première manche. Si Toyota domine le classement général avec deux équipes aux deux premières places, d’autres constructeurs ont de l’ambition en cette fin de super saison. «  Rebellion voudra sans aucun doute prendre une revanche », ajoute Pierre Fillon. L’écurie suisse avait fini sur le podium au Mans, derrière les deux équipes Toyota en 2018. Elle est la seule équipe à ce jour à avoir gagné une course face à l’ogre japonais. « Cela rend le championnat plus excitant. »

Une seconde cuvée qui s’annonce donc intense en haut de tableau, mais aussi dans l’ensemble des catégories comme le rappelle Pierre Fillon : « Nous avons reçu 75 demandes en 2019, alors que nous n’avons que 60 places à pourvoir. C’est un record ! » Une seconde manche dans une super saison qui laissera place dès septembre prochain à un championnat à la durée plus classique. Mais dont les 24 Heures seront maintenant la conclusion. Le Mans a déjà gagné la course de la renommée ?