Les avez-vous vu, sur les bords pistes, ces milliers de personnes vêtues d’une combinaison orange? Oui? Mais savez-vous de qui il s’agit? Tout simplement des 1.437 commissaires de courses, présents pour encadrer cette édition 2017 des 24 Heures du Mans. Venus de toute la planète, ils sont chargés d’assurer la sécurité des pilotes, du public, d’intervenir en cas d’accident  et de signaler les faits de course grâce à leurs drapeaux. Une mission aussi importante que passionnante.

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Il est possible d'être commissaire à partir de 16 ans - A.Magallon / 20 Minutes

Ils sont partout

Assignés à l’un des 131 posts qui bordent les 13,629 kilomètres de pistes, nos 1437 protagonistes sont les yeux et les oreilles de la direction de course. Pour eux, tout commence le samedi matin dès «7 heures». Répartis en équipes de 10, 20 ou même 44 personnes dans l’une des chicanes des Hunaudières, une portion dangereuse en raison de la vitesse des véhicules, ils débutent un week end plutôt chargé.

Signalisation, gestion des accidents, c’est à eux d’aller sur la route en cas de problème. Le chef de poste «organise des roulements, de deux à quatre heures, et ce, de jour comme de nuit», pour qu’il y ait toujours quelqu’un prêt à intervenir explique Pascal Bouttier, le président de l’amicale des commissaires des 24 Heures.

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Et une voiture hors course, une ! - A.Magallon / 20 Minutes

La vie en pleine nature

Mais si le gros de leur mission se déroule entre samedi et dimanche, les commissaires de courses passent bien plus de deux jours au bord de l’asphalte du Mans. Certains arrivent une semaine avant le début de l’épreuve. L’occasion de vivre «en pleine nature», explique le chef de zone Jean Wambach. «Ce n’est pas toujours évident mais ça fait partie de la course. Surtout que ça s’est amélioré. Quand je suis venu la première fois, en 1987, il n’y avait même pas d’électricité sur notre camping.»

Pour la passion

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L'un des fameux campings - A. Magallon / 20 Minutes

Comme nous l’expliquions un peu plus tôt, les commissaires débarquent de partout. France, Japon, U.S.A, Canada, Australie, Hongrie, Danemark, Belgique… toutes les nationalités sont représentées.  Pourtant, «ce sont des bénévoles et tous les frais sont à leur charge», précise Pascal Bouttier. «Pour venir spécialement des Etats-Unis, il faut être un passionné, explique Jean Wambach. Donc moi je veux que tout le monde reparte d’ici avec un bon souvenir. Alors, bien sûr, j’ai une responsabilité et j’en suis conscient mais il faut que tout se déroule dans la bonne humeur, entre passionnés, avec un esprit d’équipe, un team spirit». Et si, finalement, c’étaient eux, les garants de la magie du Mans ?