24 heures du Mans: quel type de conducteur êtes-vous?

test Faites notre test pour savoir si vous êtes plutôt as du volant ou fou du volant...

Pierre Brun

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L'acteur et pilote Patrick Dempsey sur le podium des 24 Heures du Mans 2015.
L'acteur et pilote Patrick Dempsey sur le podium des 24 Heures du Mans 2015. — David Vincent/AP/Sipa

Etes-vous casse-cou, comme le jeune pilote de Formule 1 Max Verstappen, ou sage, comme le recordman de victoires au Mans, Tom Kristensen? Avec l’aide de Xavier Pompidou, deux fois deuxième en sept participations aux 24 Heures du Mans (en 1998 en catégorie LMP1, en 2009 en LMP2) et aujourd’hui à la tête de son entreprise de coaching, nous avons identifié les quatre grands types de pilotes dans les sports automobiles. Et préparé un test pour savoir si, dans la conduite de tous les jours, vous êtes plutôt as... ou fou du volant.

  • Le foufou

Dans le doute, il appuie sur le champignon, et roulez jeunesse. «Ce sont souvent les pilotes les plus jeunes», explique Xavier Pompidou. Très focalisés sur l’instant présent, ils prennent la course comme elle vient et sont prêts à toutes les audaces. Quitte à souvent terminer dans le décor et à multiplier les abandons. Résultat, pour Xavier Pompidou: «Quand ça passe, on dit d’eux que ce sont des génies. Quand ça ne passe pas, on dit que ce sont des fous.» L’exemple selon Xavier Pompidou: Max Verstappen, 19 ans seulement, plus jeune pilote de l’histoire à prendre le départ puis à marquer des points, et enfin à l'emporter lors d’un Grand Prix de Formule 1. Mais aussi grand spécialiste des abandons et des accidents.

  • L’expérimenté

Ou, plus précisément, «le foufou expérimenté», pour Xavier Pompidou. «C’est celui qui va oser plein de choses, mais qui va rater 1 fois sur 10, et pas 1 fois sur 2.» Car il a suffisamment d’expérience pour savoir quand il faut y aller et quand il ne faut pas. Enfin, la plupart du temps.

L’exemple selon Xavier Pompidou: Kimi Raikkonen, dont l’audace maîtrisée a payé après quelques années en Formule 1. Mais qui, «quand il est passé de la Formule 1 au rallye, était premier au dixième kilomètre, mais sur le dos au douzième».

  • Le sage

Les manœuvres kamikazes et les comportements de casse-cou, très peu pour lui. Le sage évalue, calcule, anticipe, et va préférer perdre un peu de temps pour ne faire que des dépassements sûrs. «En endurance, raconte Xavier Pompidou, il y a encore dix ans, on ne poussait les voitures qu’à 90% de leurs capacités, sinon on savait qu’elles n’allaient pas tenir toute la course.» Les 24 heures du Mans ont donc longtemps été adaptées à ce type de pilotes.

L’exemple selon Xavier Pompidou: le Danois Tom Kristensen, surnommé Monsieur Le Mans et recordman des victoires sur les 24 Heures, avec 9 succès entre 1997 et 2013.

  • Le peureux

Certes, on pourra argumenter qu’aucun pilote prêt à se lancer à 300 km/h sur le circuit du Mans n’est vraiment peureux. Mais tout est une question de point de vue, et au niveau du circuit, c’est autre chose. «Il sera capable de très bien piloter quand il est seul, précise Xavier Pompidou, mais va paniquer dès qu’il y a d’autres voitures autour, et aura tout le temps l’œil sur le rétro.

L’exemple selon Xavier Pompidou: «On les trouve surtout parmi les "gentlemen drivers" débutants», c’est-à-dire les amateurs qui se mêlent aux professionnels sur les circuits. «Mais là, je ne vais pas citer de noms!»

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  • Lequel de ces artistes va se produire en concert sur le circuit des 24h du Mans ?