Sports mécaniques : une passion, plusieurs amours

FANS Ils nous disent ce qui leur plait le plus dans le sport mécanique...

Thierry Weber

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Pour les amateurs de course d'endurance, le talent des pilotes peut être aussi impressionnant que la durabilité de la voiture.
Pour les amateurs de course d'endurance, le talent des pilotes peut être aussi impressionnant que la durabilité de la voiture. — K. Zihnioglu/AP/Sipa

«Mon papa et mon grand-père allaient voir des courses». C’est souvent comme ça que la passion pour le sport mécanique commence. Un enthousiasme d’enfant, hérité des générations précédentes. En général, comme c’est le cas pour Sylvie Gilouppe, elle ne s’en va plus, mais carbure différemment suivant les amateurs.

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Ce qui lui plait dans le sport automobile, «le pilotage», répond Sylvie Gilouppe sans hésiter. L’un de ses premiers souvenirs de course n’y est sans doute pas pour rien. «J’ai vu mon pilote préféré, Jack Brabham. Il y avait un cordon autour de son mobile-home, et moi j’étais gamine, je suis allée de l’autre côté, je lui ai tendu la main. Il m’a parlé en anglais, je ne comprenais rien. Je suis retourné à mes parents en courant et j’ai dit, "je veux apprendre l’anglais"». Probablement l’un des meilleurs souvenirs de cette passionnée.

L’amour de la vitesse

Comme beaucoup d’amateurs Sylvie Gilouppe ne s’intéresse pas qu’à un seul type de course. «J’ai vu beaucoup de courses sur circuit, des courses de côte ou des rallyes. Chaque année, je vais aux 24 Heures du Mans». Les courses de côte, qui consistent à gravir le plus rapidement possible un dénivelé, c’est ce que préfère le président de l’association Bournezeau sport mécanique (BSM) en Vendée, Olivier Gilbert.

L’avantage des courses de côte pour lui, est qu’«on a différents types de véhicules, des monos, des protos, des véhicules anciens…», et surtout, «la vitesse». Surtout à Bournezeau. «On n’a pas le droit à l’erreur, c’est fatal pour le chrono. Le circuit de Bournezeau est très court, la moindre faute se paye cache». Mais son amour s’étend bien au-delà de sa discipline fétiche. Amateur d’endurance, il trouve que «tenir trois heures dans un véhicule à une vitesse folle c’est impressionnant».

Le combat des pilotes, et des marques

Le vice-président de l’association vendéenne Fontenay sports mécaniques, Jack Gaudin, lui, a une appréciation tout à fait différente de l’endurance. «J’ai été deux fois aux 24 Heures du Mans. Ce qui m’a le plus plu, c’était de voir des voitures fiables pendant aussi longtemps. C’est le travail en amont sur les voitures qui est impressionnant.» En revanche, à l’instar d’Olivier Gilbert, Jack Gaudin aussi est un fanatique de vitesse, notamment «les courses de sprint, une demi-heure à fond».

«Quand on est spectateur, le mieux c’est le combat, la lutte», ajoute Gilles Greuet. Pour le président de l’Association sport automobile (ASA) Villemomble en Seine-Saint-Denis comme pour son ami Sylvie Gilouppe, le talent des pilotes est clé. Mais Gilles Greuet apprécie aussi «la joute sportive des marques» sur les épreuves d’endurance comme les 24 Heures du mans. Quel que soit le type de course, côte, circuit, rallye ou endurance, les raisons d’aimer sont multiples, tout comme les amateurs et amatrices qui se réunissent pour admirer prouesses techniques et physiques.