Des Pères Noël anglais, des trottinettes et des selfies... A pied, les 24 Heures du Mans, c'est pas tout à fait le même esprit

vroum En trottinette, en tenue de Père Noël, en sueur et en admiration, le public a marché sur la piste vendredi...

Pierre Brun

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Sur le circuit des 24 Heures du Mans.
Sur le circuit des 24 Heures du Mans. — Pierre Brun / 20 Minutes

«J’ai toujours cru que c’étaient des pneus usagés au bord des circuits. Mais en fait, pas du tout! Et regarde la quantité qu’il y a!» Comme quoi on en apprend, des choses, en allant se promener à pied sur le circuit des 24 Heures du Mans. Ce vendredi, comme chaque année désormais, le public était libre d’arpenter la piste mythique de la Sarthe. Le tout sous un soleil de plomb qui rendait brûlant l’asphalte flambant neuf, car refait avant cette édition 2017.

La ligne droite des stands. Crédit : Pierre Brun.

«On sent la chaleur remonter depuis le bitume», note Steven. Le Britannique est venu de l’Essex comme presque chaque année depuis trente ans. «C’est fantastique de pouvoir marcher dessus, poursuit-il en s’épongeant le front. D’ici, ça a l’air tellement plus grand que vu des tribunes ou à la télé.»

Père Noël

C’est vrai qu’il paraît grand, ce circuit. Par cette chaleur, il paraît aussi pentu, très pentu, ce premier virage après la ligne droite des stands. Il doit d’ailleurs sembler encore plus pentu à la troupe d’Anglais déguisés en Père Noël qui transpirent allègrement (et pas que de l’eau) sous leurs bonnets. Heureusement pour eux, en réalité, seule une petite portion des 13,629 km du circuit est accessible aux piétons: depuis la ligne d’arrivée jusqu’à la passerelle Dunlop, après quelques virages.

Le Père Noël n'a pas de voiture. Crédit : Pierre Brun.

Certains ont opté pour la trottinette, les membres de l’organisation circulent en scooter, chacun y va de son selfie ou de sa photo-souvenir. Le plaisir d’être là et de s’attribuer un petit morceau des 24 Heures est partagé. «Amazing» («génial»), s’enthousiasme Tim, venu d’Angleterre lui aussi. «Marcher ici, c’est faire partie de l’Histoire.» Oui, celle avec un grand H.

Et même en trottinette. Crédit : Pierre Brun.

Simulateurs et jeux vidéo

En haut, on arrive sous la fameuse passerelle Dunlop, celle que «les pilotes ne doivent même plus voir, au bout d’un moment», devine un spectateur. Là, une barrière coupe sans pitié l’accès au reste du circuit, qui restera la propriété des 180 pilotes appelés à le parcourir, encore et encore, pendant 24 heures.

Sous la passerelle Dunlop. Crédit : Pierre Brun.

Peu importe pour Jacky et Arnaud, fans de sports mécaniques. «C’est impressionnant», s’exclame Arnaud, présent pour la première fois au Mans… physiquement. «Ce circuit, je le connais par les simulateurs et les jeux vidéo. Mais y être, le voir en vrai, marcher dessus, c’est une autre dimension! C’est tellement plus grand!» Et avec tellement plus de Pères Noël anglais.

Derniers préparatifs la veille de la course. Crédit : Pierre Brun.

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