Les 24 Heures du Mans, c'est aussi un festival

sortir Lors de la mythique course sarthoise, il n'y a pas que des voitures mais aussi une sacré ambiance...

Thierry Weber

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Grâce à de nombreux concerts, animations et autre stands, il règne une ambiance de festival aux 24 Heures du Mans.
Grâce à de nombreux concerts, animations et autre stands, il règne une ambiance de festival aux 24 Heures du Mans. — D. Vincent/AP/Sipa

90.000 litres de boissons écoulés, 50.000 baguettes de pain et 12 tonnes de frites dévorées. Ce palmarès fêtard est digne d’un festival de musique… Et pourtant il s’agit de celui d’une course automobile, les mythiques 24 Heures du Mans.  Avec un total de 263.500 spectateurs venus assister à l’événement en restant parfois une semaine en juin dernier, les deux tours de cadrans sarthois séduisent toujours autant, et c’est aussi parce qu’en marge des circuits, une ambiance de festival s’empare de la ville et des spectateurs.

«En F1, la course est très brève [300 km contre près de 5000 au Mans] vous restez assis dans une tribune passivement, sans accès à un autre espace», déclare le directeur du pôle Le Mans resort, Ghislain Robert qui gère l’accueil des spectateurs et les animations. Dans la préfecture de la Sarthe, c’est tout l’inverse. D’ailleurs, si en 2012 la société National Geographic a classé la course du Mans première au rang des événements sportifs à voir au moins une fois dans sa vie, devant les Jeux olympiques et la coupe du monde de football, ce n’est pas seulement pour l’envergure (pourtant très grande) de la course.

«Un côté Woodstock»

A part les 24h de pointes de vitesse, on retient aussi «le côté Woodstock» de l’épreuve. «Vous venez ici et vous vivez au son des voitures et à l’odeur des poulet-frites et des saucisses merguez pendant 24 heures. L’ambiance est tout à fait particulière», décrit Nicolas Pelletier, guide du service patrimoine de l’Automobile club de l’ouest (ACO) qui organise l’événement.

Cette ambiance, Johann, 35 ans, l’a ressentie lors de sa venue il y a quelques années. «On mange, on regarde la course bien sûr, on va se balader à proximité des paddocks pour voir ce qu’il s’y passe, on profite des animations qui sont autour, c’est très bon enfant, se souvient-il. C’est comme une grande messe de passionnés qui se retrouvent autour d’un barbecue et dorment sous la tente», ou, comme lui, dans une voiture.

Des animations tout au long de la semaine

Le jour J, parmi les activités proposées, un concert (Charlie Winston l’année dernière), «des espaces dédiés, comme une fête foraine avec tous ses archétypes dont une grande roue ou des auto-tamponneuses, un espace féminin avec une exposition sur le sport mécanique et les femmes, des buvettes, des restos…», liste Ghislain Robert.


Et ce n’est que pour le jour de la course. Mais de nombreux autres événements se déroulent au Mans et dans les villes alentours lors de la semaine précédente. Le responsable du pôle Le Mans resort évoque notamment «un concours d’élégance avec des voitures anciennes», d’autres concerts sur le circuit, ainsi que «le point d’orgue de la semaine, la parade des pilotes qui se déroule en centre-ville. Il s’agit d’un défilé à l’américaine et les conducteurs assis dans d’anciennes décapotables distribuent des goodies». La clameur de la foule, des automobiles partout et de tous les âges, nos sens qui hésitent entre le vrombissement des moteurs et les odeurs alléchantes… On s’y croirait.

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