Un Mooc pour monter une start-up qui marche

Formation Le Mooc «comprendre l’économie collaborative» vous donne les clefs du succès…

Juliette Bonneau
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Avec ce Mooc, préparez-vous au succès.
Avec ce Mooc, préparez-vous au succès. — Vincent Loison /SIPA

Comment répliquer le succès de Blablacar? Si les Français sont de plus en plus nombreux à lancer des applications ou des plateformes collaboratives, nombreux sont ceux à rencontrer l'échec.

Développé par l’Institut Mines-Télécom en partenariat avec la Maif, le Mooc «Comprendre l’économie collaborative» se propose de vous donner les clefs pour vous lancer, dans la durée. La formation est construite comme une  plongée dans «l’envers du décor» de l’économie collaborative et de ses mécanismes. Les cours, qui débuteront le 20 septembre 2016 (les inscriptions sont ouvertes ici) permettent de s’initier aux grands principes de la transition numérique.

«Nous visons un public de professionnels, d’étudiants mais aussi le grand public. Ce Mooc peut intéresser toute personne qui veut se former et aller plus loin dans la compréhension de cette économie», résume Amélie Ott, responsable de l’entité communication de la Maïf.

Gestion, management et stratégie au programme

A un rythme de 2 heures par semaine pendant cinq semaines, le Mooc abordera autant de volets en alternant vidéos d’enseignants et d’experts, quiz et cas pratique. Pendant les deux premières semaines, les inscrits étudieront les échanges «pair à pair» et les «effets de réseaux» avant d’attaquer une deuxième semaine consacrée à la notion de «consomm’acteur» et aux réseaux sociaux.

«L’idée c’est de décortiquer cette économie collaborative, que tout le monde qualifie de révolutionnaire mais qui repose en fait sur des mécanismes économiques bien connus», explique Jean Pouly, de l’Institut Mines-Télécom Saint-Etienne et membre de l’équipe pédagogique. «On va décoder comment on monte une start-up, quels sont les mécanismes pour atteindre la masse critique, quelles sont les erreurs à éviter si on veut durer», précise-t-il. Les questions des commissions et du modèle économique des plateformes seront notamment évoquées.

Une étude de cas «BlablaCar»

Pourquoi une start-up devient ou ne devient pas Blablacar? L’étude de cas proposée par l’équipe pédagogique et 5 experts (dont Frédéric Mazzella, président-fondateur de Blablacar) décryptera les secrets qui ont fait le succès de la start-up française, devenue leader mondial du covoiturage.

«On a pris Blablacar car c’est un très bel exemple. En 2010, il y avait 40 ou 50 sites de covoiturage, aujourd’hui, il n’y en a plus qu’un qui vaut plus d’un milliard de dollars. Maintenant que nous avons le recul nécessaire, nous allons analyser précisément les raisons de ce succès», souligne Godefroy Dang Nguyen, de l’institut Minutes-Telecom Bretagne. Particularité du Mooc, les corrections de l’étude de cas seront effectuées à la «façon collaborative», par les étudiants entre-eux, qui disposeront d’un corrigé pour s’aider.

Pointer du doigt les risques et les opportunités

L’objectif du Mooc «Comprendre l'économie collaborative» est aussi de mettre en lumière les risques du numérique. «La technologie contient en elle-même son remède et son poison. L’objectif c’est de décrire les effets néfastes et les dérives comme la précarisation du travail, la défiscalisation, le cas Uber etc.», confie Jean Pouly.

Les deux dernières semaines de cours seront ainsi consacrées aux différents types de cadres et de modèles possibles. «On fait face à une transition économique de grande empleur. On a envie que les Français entreprennent. Autant leur donner les clefs et leur faire connaitre les risques aussi», explique Amélie Ott de la Maïf.

A l’issue de la formation, pour les plus sérieux, (ceux qui auront répondu à tous les quiz et obtenu 80% de réussite), une attestation de «suivi avec succès» sera remise par la plateforme de cours en ligne France Université Numérique.