« Le droit au logement s'applique d'abord aux citoyens français »

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   La délégation se chargeant de trouver des solutions pour les réfugiés du camp de Perrache a peu goûté aux réponses du préfet Jean-François Carenco, lundi. « J'ai été estomaquée de l'entendre nous expliquer que le droit au logement s'applique d'abord aux citoyens français », confie la maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert. Accompagnée de plusieurs associations et d'Armand Creus, vice-président de la commission « Politique de la ville, logement et solidarités » au conseil régional, elle a notamment suggéré comme point de chute le centre d'accueil de la rue de Créqui (7e), utilisé durant le plan froid. « Le premier étage est vide et permettrait d'accueillir au moins 50 personnes, rappelle Nathalie Perrin-Gilbert. Mais le préfet nous a répondu qu'il n'avait plus de budget pour l'hébergement, mais seulement pour l'aide au retour. Il ne logera ces familles que s'il perd un recours. » Celui-ci sera déposé dès ce mardi mais une autre démarche a été enclenchée. Philippe Meirieu (EELV) a contacté la ministre du Logement, Cécile Duflot, afin qu'elle trouve, dans l'urgence, le budget nécessaire pour convertir la piste de Créqui. Une situation qui aurait sans doute pu être anticipée, l'arrêté d'occupation illicite ayant été donné par la cour d'appel en janvier dernier et les 80 réfugiés de Perrache ayant toujours des autorisations de séjour en règle. Le préfet a simplement assuré qu'il ne les délogerait pas de la place Carnot, où ils ont trouvé refuge.J. P.