Une troisième mi-temps enflammée

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« Ce sera pire dimanche pour la finale », soupire un CRS casqué, posté à l'entrée de la rue de la Barre (2e), hier vers 2 h du matin. Derrière la rangée de fourgons de police, la place Bellecour, où se sont rassemblées plusieurs milliers de personnes après le match France-Portugal, a des allures de champ de bataille. Sol jonché d'éclats de verre, poubelles éventrées, cabine téléphonique et vitrine brisées, voitures et abribus cassés... Après minuit, les forces de l'ordre ont dispersé au gaz lacrymogène des casseurs d'une rare violence, qui agressaient les fêtards, cassaient les voitures, dévalisaient les coffres, jetaient des canettes et des poubelles sur les policiers. Les incidents se sont poursuivis rue de la République, où un homme a été violemment percuté par un scooter, jusqu'à la place des Terreaux (1er). Bilan de la soirée : sept interpellations pour des jets de projectile et des dégradations, neuf policiers et une dizaine de passants blessés. Les pompiers sont intervenus à une cinquantaine de reprises après le match. Des voitures ont été incendiées dans les 3e et 8e arrondissements.

La mairie de Lyon avait renoncé à installer un écran géant en centre-ville mercredi soir par crainte de « débordements ». Hier soir, la municipalité réfléchissait encore à la possibilité d'une retransmission publique de la finale France-Italie dimanche soir. Une réunion a occupé toute l'après-midi les services municipaux des sports, de l'événementiel, de la sécurité ainsi que les pompiers au sujet d'une éventuelle ouverture du stade de Gerland (7e). L'idée de diffuser le match place Bellecour (2e) a été écartée au vu des incidents de mercredi.

Frédéric Crouzet

Un bachelier de 20 ans a été retrouvé mort dans la Saône hier à midi. Il avait sauté par défi du pont autoroutier de Perrache avec un ami, vers 4 h du matin, après avoir fêté la fin des examens et la victoire de la France.