Pas de cours à la mosquée de Décines

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Le projet de groupe scolaire musulman Al-Kindi essuie un nouveau refus. Après le rectorat le mois dernier, le conseil académique de l'Education nationale vient à son tour de s'opposer à l'ouverture de ce collège-lycée privé dans les locaux d'une mosquée de Décines. Motifs : les salles de classes sont trop petites et le nombre de toilettes insuffisant.

« Nous allons faire appel de cette décision devant le Conseil supérieur de l'éducation car nous jugeons les raisons avancées insatisfaisantes », a indiqué hier Hakim Chergui, le coordinateur du projet. Cet appel est le dernier recours dont dispose l'association Al-Kindi dans ce dossier. Ces locaux ne représentent certes qu'« une solution de repli », mais ils permettent à l'association de garder l'espoir d'ouvrir quelques classes dès septembre.

Celle-ci mène en effet deux projets de front. Et le premier, qui prévoyait d'implanter l'établissement scolaire dans 2 000 m2 d'anciens bureaux situés dans la même rue que la mosquée, a pris du retard. Pour pouvoir ouvrir son collège-lycée dans ce bâtiment, loué par l'Union des organisations islamiques de France, Al-Kindi doit déposer un autre dossier auprès du rectorat. Ce qui ne sera possible qu'après la délivrance par la mairie de Décines du permis de construire, dont le délai d'instruction court jusqu'au 2 août.

«Nous avons revu notre demande à la baisse en fixant la capacité d'accueil à 200 personnes au lieu de 500, a annoncé hier Hakim Chergui. Cela devrait permettre d'alléger les procédures et ainsi de gagner du temps.» Selon les porteurs du projet, le futur groupe scolaire Al-Kindi compterait déjà 150 élèves pré-inscrits.

Cloé Makrides

Le coût du projet est évalué à 2 millions d'euros sur deux ans avec l'achat du bâtiment. Il sera financé par les dons de la communauté musulmane et les frais d'inscription annuels, qui s'élèvent à 1 200 e.