Les Lyonnais plutôt vaches avec les taureaux

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Décidément, les Lyonnais en pincent pour les lions exposés dans toute la ville. Mais difficile d'en dire autant pour les trente-neuf taureaux. Simple coïncidence ou vendetta antibovine, cinq des six actes de vandalisme les plus importants ont été commis contre ces derniers. La raison ? Pour Mohamed Attia, organisateur de la biennale des Lions, « c'est sans doute lié à l'imagerie de l'animal. Certains ont dû se croire à la corrida : ils leurs ont coupé la queue, les oreilles ou les cornes ». Le taureau de l'artiste italien Ferdi Giardini, installé place des Célestins (2e), a même connu pire : arraché de son socle dès le début de l'exposition, il a été dérobé le 15 juin, avant d'être retrouvé rue Mercière, dans un piteux état. Mais le calvaire des taureaux devrait bientôt prendre fin : après leur regroupement à l'hôtel de ville, du 5 au 7 juillet, ils migreront vers Turin, où ils seront exposés jusqu'à la fin de l'été. Avant d'être vendus aux enchères, le 7 octobre.

 M. G.