Le PS veut transformer l'essai

Caroline Girardon

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Thierry Braillard (à gauche) et Gérard Collomb rêvent de réaliser « un petit chelem » à Lyon lors des législatives.
Thierry Braillard (à gauche) et Gérard Collomb rêvent de réaliser « un petit chelem » à Lyon lors des législatives. — C. VILLEMAIN / 20 minutes

A un mois désormais du premier tour des législatives, l'élection dimanche soir de François Hollande à la tête de l'État a insufflé aux élus socialistes du Rhône, un nouvel élan et des envies de victoires. La gauche qui ne compte que 5 députés dans le département, espère gagner trois sièges supplémentaires. En face, l'UMP n'a pas pour autant dit son dernier mot.

Le PS vise le petit chelem à Lyon. La gauche qui détient actuellement deux des quatre circonscriptions lyonnaises, rêve d'en arracher une de plus à la droite. « Il y a toujours une logique qui fait que derrière une élection, les Français ont envie de donner la majorité à celui qu'ils ont élu, explique Gérard Collomb, le maire de Lyon. On est relativement confiant quand on voit les scores de dimanche dernier (53,12 % pour François Hollande) ». Si la 4e circonscription semble acquise à la droite, les 2e et 3e devraient rester à gauche. Le sort de la 1ere, paraît en revanche beaucoup plus incertain. Le député UMP Michel Havard peut craindre de perdre son fauteuil au regard du score enregistré dans la 1ere par Nicolas Sarkozy dimanche (46 %). « C'est un gage d'espoir même si rien n'est acquis, estime Thierry Braillard (PRG). Maintenant il faut faire en sorte que les électeurs ne se démobilisent pas ».
« Notre objectif sera de conserver nos deux circonscriptions et ça ne sera pas facile, répond Dominique Nachury, candidate UMP dans la 4e. Il y a eu de la part des électeurs, un rejet de ce président, mais pas de sa politique. Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il n'entendait pas continuer. Donc, sans pour autant se désolidariser de lui, il va falloir affirmer nos valeurs et nos choix ».

Le Rhône reste majoritairement de droite. Sur les 14 circonscriptions que compte le département, 8 ont placé Nicolas Sarkozy en tête des suffrages dimanche. Quatre d'entre elles (Ouest Lyonnais, Beaujolais, Tarare et Val de Saône) lui ont d'ailleurs accordé plus de 60 % des suffrages. Pour autant face à la poussée de la gauche, la droite pourrait perdre un ou deux sièges. La situation s'annonce délicate dans les 11e (Sud Lyonnais) où Georges Fenech investi par l'UMP se retrouve face à son ancien suppléant Raymond Durand (nouveau centre) et 13e (Est lyonnais) où le front National pourrait jouer les trouble-fête et s'inviter dans un triangulaire.

Collomb préfère Lyon

Le maire de Lyon a fait savoir à plusieurs reprises qu'il n'était pas attiré par un poste de ministre dans le prochain gouvernement et qu'il préférait se consacrer à la mairie. « C'est à Lyon que je peux rendre service », a-t-il indiqué.