Un défilé gay, mais non moins politique

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A l'approche des échéances électorales, la communauté gay de Lyon entre en campagne. Et la onzième Marche des fiertés, qui réunira demain homosexuels, bi et transsexuels autour du thème de l'homoparentalité et du mariage, sera gaie, certes, mais surtout politique. « Nous devons peser de tout notre poids sur la campagne. Il n'est pas question que les politiques fassent l'impasse sur nos revendications », souligne le président de la Lesbian and Gay pride de Lyon, David Souvestre, bien décidé à interpeller les candidats aux présidentielles, législatives et municipales « sur l'égalité entre les sexes, l'adoption ou la réforme du code civil ».

Des questions récurrentes, qui semblent avoir trouvé un écho favorable à gauche mais peinent à mobiliser la droite lyonnaise. A commencer par l'UMP, qui après la signature par certains parlementaires locaux en janvier, d'une entente contre l'égalité des droits sur le mariage et l'adoption, se sont vus fermer les portes du débat lyonnais. Ainsi, le meeting politique organisé mercredi soir par la Lesbian gay pride n'a réuni à la tribune, que des élus de la gauche plurielle. « Nous n'avons pas été invités », note le délégué lyonnais de l'association Gaylib, associée à l'UMP, Frédéric Grangier. « La présence de l'UMP n'était pas forcément souhaitée », admet David Souvestre. « Car depuis 2001, il n'y a quasiment pas eu de débat interne ni d'avancée au sein de ce parti sur ces questions ».

Quant à l'UDF, « encore rigide » sur certains points, «elle a évolué ». Reste à savoir si l'UMP du Rhône, injoignable hier, sera représentée dans le cortège demain, où l'on attend une forte présence de la gauche plurielle, le maire PS de Lyon Gérard Collomb en tête.

E. F.

La Gay Pride partira demain, à 14 heures des Brotteaux (6e) passera par le cours Vitton, le pont Morand et la place de l'Opéra pour arriver à 17 heures au quai Saint-Antoine, où un forum associatif se tiendra jusqu'à 19 heures .