La SNCF condamnée après des retards répétés

Elisa Frisullo

— 

La jeune femme avait perdu son emploi après des retards de train.
La jeune femme avait perdu son emploi après des retards de train. — c. ville main / 20 minutes

Seul le préjudice moral a été reconnu. Mais selon David Metaxas, avocat de Soazig Parassols, la victoire n'en est pas moins grande. Mardi, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la SNCF à verser 1 500 € à cette usagère de la ligne TER Lyon-Ambérieu, qui avait perdu son emploi au cours de l'été 2010 à la suite de retards répétés au travail.

D'autres plaintes en vue?
« Le jour où son patron lui a signifié l'interruption de sa période d'essai, son train avait eu 1 h 15 de retard, a rappelé hier l'avocat lyonnais, soulignant « la victoire absolue et le soulagement de sa cliente ». La justice a reconnu qu'elle était victime d'un préjudice moral. Elle avait besoin de cela pour passer à autre chose. » Pour Jean-Pierre Frencel, président de l'association de défense des usagers de l'axe Lyon/Ambérieu (Adula), le goût de la victoire est un peu moins savoureux. Car la justice n'a pas retenu le préjudice financier de la jeune femme de 25 ans qui réclamait 45 000 €. « On ne peut être qu'à moitié satisfait. Elle avait quand même perdu son travail », explique le président de l'association. « Mais elle n'apporte pas la preuve du préjudice financier », a estimé le TGI. « Deux mois après son licenciement, ma cliente a retrouvé un emploi. Ce qui explique que le préjudice matériel n'ait pas été retenu », analyse Me Metaxas, soucieux que ce jugement fasse jurisprudence. L'Adula, qui déplore depuis des mois des retards de trains à répétition, étudie la possibilité d'attaquer à son tour la SNCF.

précédent

Fin 2010, la SNCF avait pour la première fois été condamnée par la cour d'appel de Paris pour défaut de ponctualité. Un avocat dont le train était arrivé en retard, n'avait pas pu plaider et perdu son procès.