Le Fooding séduit la capitale de la gastronomie

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Dimanche soir, 1 563 personnes se sont bousculées aux Subsistances (1er) pour manger les « tapas barbecuitées » du premier Fooding organisé à Lyon. Un concept branché mêlant « food » (nourriture) et « feeling » (sensations) qui fait fureur à Paris depuis sept ans, mais dont la transposition dans la capitale de la gastronomie n'était pas gagnée d'avance. Glace vanille customisée à l'huile d'olive, esquimaux de volaille... les chefs ont laissé libre cours à leur imagination. De quoi déstabiliser les Lyonnais. « La ville a son petit côté branchouille, mais on y reste assez classique en gastronomie », a souligné Pierre Béal, directeur de l'école hôtelière TSUJI, à Liergues (Rhône). « La cuisine doit évoluer avec son temps », a commenté l'un des cofondateurs de la marque déposée Fooding, Alexandre Cammas, satisfait du succès de l'événement.

L'affluence a été telle que les portes des Subsistances ont dû fermer une heure plus tôt que prévu. Arlette et Christian, un couple croix-roussien d'une soixantaine d'années, sont partis conquis. Avec un bémol toutefois : le vin rosé dont ils ne sont « pas fans ». Car si les chefs invités concoctent leurs recettes librement, ils doivent essentiellement composer avec les produits des marques partenaires de la société Fooding. Lesieur, Häagen-Dazs ou l'eau minérale San Pellegrino bénéficient ici d'un support publicitaire moderne et d'un écho inespéré dans la presse. Le Grand Fooding d'été va continuer sa tournée provinciale, dont les bénéfices sont reversés à Action contre la faim. Il devrait revenir à Lyon l'an prochain.

Dalya Daoud

Le chef Nicolas Le Bec a utilisé 40 kg de suprêmes et 30 kg de foies de volaille. Il a ainsi suivi le mot d'ordre lancé par le ministère de l'Agriculture pour soutenir la filière avicole, affaiblie par l'épidémie de grippe aviaire.