Une féminisation qui se poursuit malgré des clichés persistants

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« On a encore des a priori à faire tomber ». Selon Caroline Oddos, responsable du pôle développement Ressources Humaines, au sein de Keolis, peu de femmes se précipitent pour être conductrice de transports en commun. « C'est vrai que c'est un métier contraignant avec des horaires décalés, on est amené à travailler le week-end. Et ce n'est pas toujours compatible avec une vie de famille quand on a des enfants en bas âge ». Actuellement sur les 2 500 postes de conducteurs que recense la société, 13 % sont occupés par des femmes. « C'est un pourcentage en constante évolution », explique-t-elle sans pour autant livrer de données plus précises. L'entreprise a opté pour un recrutement régulier. En 2011, 327 personnes ont été embauchées dont 51 femmes. « C'est important pour nous de diversifier le profil des conducteurs. On s'aperçoit que les dames ont un sens du service client développé. Elles ont également une forme de maturité, elles sont posées. On constate d'ailleurs qu'un client agressif hésitera davantage à s'en prendre à une femme ».C.G